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Reportage international

Chaque jour, l’illustration vivante et concrète d’un sujet d’actualité. Ambiance, documents, témoignages, récits en situation : les reporters de RFI présents sur le terrain décrivent le monde avec leur micro. 

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Italie: Lampedusa, terre d'arrivée d'exilés pointée du doigt par l'extrême droite

Porte d’entrée de 40% des exilés qui arrivent dans la péninsule, le flux migratoire est continu à Lampedusa. Un phénomène en réalité peu visible, mais qui fait les affaires de l’extrême droite, favorite pour les législatives anticipées du 25 septembre.

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14 Sep 2022

Rank #1

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Thaïlande: la légalisation du cannabis, une manière de renouer avec la culture locale

La Thaïlande est le premier pays d’Asie à avoir légalisé l’usage du cannabis. Une grande première dans la région, d’autant plus étonnante quand on sait que certains de ses voisins en Asie du Sud-Est, comme la Malaisie ou Singapour, prévoient encore la peine de mort pour les trafiquants. Mais pour beaucoup de Thaïlandais, cette légalisation n'est finalement qu'une façon de redécouvrir une plante qui a toujours fait partie de la culture locale, et de renouer avec les traditions. De notre correspondante à Bangkok,Dans la rue Khao San à Bangkok, refaite à neuf pendant la pandémie, la plupart des bars et restaurants ont rouvert leurs portes, avec une nouveauté. Depuis quelques semaines, ils se sont tous mis ou presque à vendre du cannabis, comme au Mischka Cheap, un bar sur trois étages, un peu à l’écart de la rue principale.« Ici, c'est l’étage de la musique, pour danser. En haut, sur la terrasse, on a un espace pour se détendre, fumer, méditer. On propose de l’herbe de petits producteurs, qu’on connaît bien qui font pousser chez eux. C’est de la variété thaïe, assez forte », indique le patron du bar. « Pour l’instant, je dirais que la clientèle est composée à 50% de touristes, 50% de Thaï. Ça va aider notre économie, c’est sûr. Il y a beaucoup d’adeptes de la ganja, dans le monde entier », ajoute-t-il.Une plante qui a toujours fait partie du paysage thaïlandaisLes dérivés de cannabis comme les huiles ou les comestibles doivent contenir moins de 2% de THC, la substance active, mais la loi ne dit rien au sujet des feuilles à l’état naturel. Les Thaïlandais de tous les âges sont devenus adeptes des propriétés relaxantes de la plante.À Pattaya, le propriétaire du Rabbit Resort, rappelle que le cannabis a toujours fait partie du paysage. « Le cannabis est utilisé en Thaïlande depuis la nuit des temps comme herbe aromatique, dans la cuisine, et comme herbe médicinale. Il faisait partie intégrante de la pharmacopée traditionnelle et figure dans plus d’une centaine de formules médicinales enregistrées dans les temples bouddhistes », explique-t-il.Une utilisation qui s’écarte des traditions, alerte le milieu médicalCet ancrage du cannabis dans la tradition explique sans doute l’absence d’opposition à la légalisation, que ce soit dans la classe politique, ou dans la société civile. Pour beaucoup de Thaïlandais, il s’agit même de se réapproprier leur passé, puisque l’interdiction de la plante en 1979 ne serait due qu’aux pressions américaines, avance le propriétaire du Rabbit Resort.Pendant la guerre du Vietnam, le cannabis thaï était très populaire, les GI adoraient ça… C’était des jeunes hommes dans des situations de stress extrême, qui partaient à la guerre et ne savaient pas s’ils allaient mourir le lendemain. Donc, en permission, ils fumaient beaucoup de joints. Le gouvernement américain a voulu faire interdire le cannabis, et en tant que membre des Nations unies, la Thaïlande a subi des pressions pour faire interdire le cannabis.Certaines voix commencent à s’élever dans le milieu médical, pour souligner que les nouveaux usages du cannabis par une jeunesse, qui s’inspirent du modèle occidental, ne correspondent plus aux traditions, qu’ils représentent un danger. Elles appellent le gouvernement à faire marche arrière, ou au minimum, à interdire la vente aux mineurs.

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13 Sep 2022

Rank #2

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Royaume-Uni: ce qu'attendent les Britanniques du règne de Charles III

Le Royaume-Uni continue de pleurer la reine défunte Elizabeth II, dont les funérailles auront lieu le 19 septembre prochain. C’est une période délicate qui s’ouvre pour la monarchie britannique. Charles III, le nouveau roi proclamé à 73 ans, est longtemps resté l’une des figures les moins populaires de la famille royale. Saura-t-il relever ce défi ? De notre envoyé spécial à Londres,L’heure est au recueillement dans cette petite église du centre Londres, située non loin de Picadilly et de Trafalgar Square. Ce matin là, les prières sont dédiées à la reine disparue mais aussi à son fils, le nouveau roi Charles III, explique à la sortie de l’église la révérende Mariama Ifode-Balease. « Comme l’a dit Shakespeare : “lourde est la tête qui porte la couronne”. Donc mon espoir et ma prière, c’est que notre nouveau roi porte cette couronne avec intégrité et dignité », dit-elle.Le roi Charles III a été préparé toute sa vie à ce rôle de monarque. Il peut compter pour y parvenir sur la puissance du faste, de la tradition et de la fascination qu’exerce la Couronne sur les Britanniques, en témoigne l’enthousiasme suscité devant le palais de Buckingham par chacune de ses apparitions.« J’ai pu lui serrer la main il y a quelques minutes, c’est incroyable », s'exclame une Britannique, venue se recueillir. « Il a serré la main de tout le monde et il a dit merci pour les fleurs. Il est en deuil et c’est la dernière chose qu’il souhaite faire, mais il prend sur lui, et il est avec nous ! »►À lire aussi : Funérailles d'Elizabeth le 19 septembre, les princes font leur apparitionSuccéder à une reine immensément populaireMais c’est une tâche difficile qui attend le nouveau roi : succéder à une reine immensément populaire et qui a su incarner la fonction de monarque à la perfection. Parmi les qualités d'Elizabeth II : la capacité à ne jamais donner son avis.« C’est un équilibre très fragile pour le roi, qui doit garder son nez en dehors de la politique. S’il franchit cette ligne, alors il peut perdre les faveurs du public », avertit un Britannique. « La reine, elle ne l’a jamais fait : personne n’a jamais su ce qu’elle pensait… et tout le monde adorait ça ! Je crois que Charles doit trouver cette formule magique, s'il veut avoir le même succès que la reine. »Pour Rebecca, venue déposer un bouquet de fleurs devant le palais, Charles III aura un défi supplémentaire à relever : celui de garantir la stabilité du pays en pleine crise économique. « Ce que la monarchie sait très bien faire dans les moments de crise, c’est rassembler les gens… Un monarque ne doit pas être flamboyant, il doit être un point d’ancrage solide dans les moments difficiles », souligne Rebecca.►À lire aussi : Devant les parlementaires, le roi Charles III promet de suivre l'exemple d'Elizabeth IIPour assurer l’avenir de la Monarchie, le nouveau roi devra aussi montrer qu’il peut la moderniser. Par exemple, en réduisant le train de vie de la famille royale. Les Britanniques restent attachés à la tradition et à la stabilité apportés par la Couronne, mais ils s’agacent des dépenses somptuaires qui en découlent.

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12 Sep 2022

Rank #3

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Au Royaume-Uni, le mouvement «Don't Pay UK» prend de l'ampleur

Le Royaume-Uni doit faire face à une crise économique et politique très dure. Les prix de l'énergie notamment ont explosé. Malgré les mesures prises par la cheffe du gouvernement Liz Truss pour limiter l'envolée des factures, certains Britanniques ne pourront pas payer, et d’autres ont décidé de ne pas payer, entraînés par le mouvement « Don’t Pay UK », qui multiplie depuis des semaines les manifestations.

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11 Sep 2022

Rank #4

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Malaisie: le parc Taman Tugu, écrin vert dans un pays sujet à la déforestation

C’est un parc d’un nouveau genre qui a ouvert en Malaisie en 2018. Il s'appelle Taman Tugu, et dans ce pays continuellement menacé par la déforestation, les 27 hectares de cette jungle parcourue de sentiers, à moins de trois kilomètres du centre historique de la capitale Kuala Lumpur, feraient presque figure d’exception.  De notre correspondante à Kuala Lumpur,Quitter la jungle urbaine de Kuala Lumpur pour arpenter les sentiers de Taman Tugu, c’est tout de suite voir la température baisser de plusieurs degrés, et troquer les klaxons des embouteillages pour des sons psychédéliques d’oiseaux et cigales. Mais pour Tracey Surin, qui travaille dans ce parc depuis son ouverture, s’y promener Taman Tugu c’est aussi remonter dans l’histoire de la Malaisie. « Dans les années 1930, les hauts dignitaires coloniaux anglais avaient des maisons ici, et si vous regardez bien, vous pouvez apercevoir certains des premiers palmiers à huile de Malaisie, que les Anglais ont apportés d’Afrique de l’Ouest », indique Tracey Surin.À contre-courantAujourd’hui, la Malaisie est le deuxième producteur mondial d’huile de palme et cette manne a sa part de responsabilité dans la déforestation galopante qu’a connue le pays ces dernières décennies. Un fléau qui fait de la création de Taman Tugu un exemple à contre-courant, dont les débuts n’ont pas été faciles.Ce lieu faisait alors office de décharge sauvage, comme de l’extérieur c’est une cuvette, c’était facile pour des camions de passer et juste balancer ce dont ils voulaient se débarrasser. Et on a vraiment trouvé de tout, des télés, des ordinateurs, des canapés, même une voiture si ma mémoire est bonne ! et puis aussi des seringues. Donc quand on a voulu ouvrir Taman Tugu il a d’abord fallu nettoyer l’équivalent de 300 camions chargés de déchets, et tout ça a dû être fait manuellement, car il fallait préserver certains arbres autochtones. Les chemins ont ensuite été créés en contournant ces arbres répertoriés.Biodiversité urbaineIl a ensuite fallu planter d’autres arbres, et dans cette tâche rien ne fut laissé au hasard, rappelle Calvin Raqeem Jacob, en charge du développement du parc.Les critères que nous avons appliqués pour sélectionner les espèces d’arbres ont d’abord été que ce soit des arbres autochtones de Malaisie, ensuite, il fallait que ces arbres puissent s’épanouir dans cet endroit qui était déjà en partie une forêt. Donc pour cela, il faut des arbres qui résistent à la compétition. Enfin on souhaite faire ici la promotion d’une biodiversité urbaine, donc on voulait pour cela des arbres qui attirent ; grâce à leur pollen ou leur fruit ou leur feuille, la faune qu’on peut trouver autour de Kuala Lumpur. Car si on réussit à attirer des animaux, ces derniers peuvent trouver de quoi manger ici, mais aussi en se nourrissant et se déplaçant, ces animaux peuvent également promouvoir la pollinisation croisée, c’est-à-dire par exemple si un oiseau passe ici et ensuite se pose ailleurs, y dépose une graine, les arbres qui sont ici pourraient également pousser ailleurs. On trouve aujourd’hui des singes, des écureuils, des varans, des serpents et des civettes sur les chemins de Taman Tugu, et trois fois plus d’espèces d’arbres qu’auparavant. Certains de végétaux qui poussent ici, et peut-être, un jour ailleurs, sont répertoriés comme des espèces menacées.

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10 Sep 2022

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L'Iran, destination prisée des Irakiens pour des opérations de chirurgie esthétique

Chaque année, entre deux et trois millions d’Irakiens se rendent en Iran. La plupart ont pour destination les villes saintes de Qom ou Machhad pour faire du pèlerinage. Mais d’autres sont de simples touristes, car la dévalorisation de la monnaie iranienne rend attrayants les voyages en Iran. Et puis, il y a aussi ceux qui viennent pour des opérations de chirurgie esthétique.

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9 Sep 2022

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Chili: la police incite les femmes victimes de violences à le signaler à l'aide de messages codés

Au Chili, 26 féminicides ont été commis depuis le début de l’année et 101 tentatives d’assassinats de femmes ont été enregistrées. Pendant la pandémie avec les longs mois de confinements, les violences intrafamiliales ont explosé. La police chilienne a alors mis en place une campagne intitulée « Peu importe comment tu le dis, nous te comprendrons », pour inciter les femmes victimes de violences à les appeler en utilisant des messages codés. Il y a quelques semaines, une femme de 52 ans a contacté la police en faisant croire qu’elle passait une commande pour acheter de la nourriture, alors qu’en réalité, elle subissait des violences de son fils.  Les médias chiliens ont publié l’enregistrement audio de l’appel. On y entend la voix de la policière et celle, tremblante, de la femme victime de violence :« Ici la police, bonsoir, quelle est votre urgence ? »« Bonsoir, j’appelle, car je voudrais commander une empanada au fromage. »« Êtes-vous victime d’une agression ? »« Oui… oui, oui ! »« Nous allons envoyer une patrouille. »« Oui, s’il vous plait. »« Ne vous inquiétez pas, la police arrive. »La policière qui a reçu l’appel a très vite détecté la détresse de son interlocutrice à l’autre bout du téléphone. « C’est sa voix agitée et fébrile qui m’ont indiqué qu’il s’agissait d’un cas de violence intrafamilial, indique la policière. Les femmes peuvent nous appeler et nous alerter de n’importe quelle manière, nous allons les écouter et les aider le plus rapidement possible. Quelques autres cas similaires ont été enregistrés dans le pays : une femme qui commande des sushis, une autre qui réserve un taxi…»Le commandant Alvaro Muñoz précise : « Cet appel nous a permis d’intervenir et d’éviter le pire. Notre collègue a eu la bonne réaction, car nos fonctionnaires sont formés pour réagir de façon adéquate à ces situations. »Une route encore longue et semée d'embûches Lorena Astudillo est la porte-parole du Réseau Chilien contre la Violence envers les femmes, elle nous reçoit dans les locaux de l’association, dans le centre de Santiago. « En 2020, l’organisation féministe a réalisé une étude exploratoire pour savoir comment les femmes victimes de violences étaient reçues dans les commissariats au moment de déposer plainte, explique-t-elle. 81 % des femmes qui ont répondu ont déclaré s’être senties mal traitées par la police, revictimisées, et culpabilisées. Et environ 5 % disent avoir été bien reçues, mais elles estiment avoir eu de la "chance". Elles se sont senties chanceuses de recevoir l’attention qu’en réalité toutes les femmes devraient recevoir. »À travers une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, l’association a réalisé une compilation des réponses obtenues dans l’étude qui montre les commentaires faits par les policiers aux Chiliennes qui déposent plainte :« Ils m’ont demandé ce que j’avais fait pour qu’il me frappe. »« Ils m’ont dit que j’avais la tête de quelqu’un qui aime se faire violer. »« Il m’a dit que s’ils devaient arrêter chaque homme qui frappe une femme, les cellules seraient pleines tous les jours. »« Une policière m’a dit de la rappeler une fois que j’aurais des hématomes visibles, et ils prendraient ma déposition. »Selon Lorena, ces attitudes montrent que la police chilienne est profondément marquée par le machisme : « Cette institution est très hiérarchique et exerce par la force. Et c’est très difficile qu’une institution qui fonctionne de cette manière comprenne que pour nous, les femmes, c’est un problème. Parce que la violence que nous subissons, c'est justement cette hiérarchie et cet exercice du pouvoir. »Même si elle reconnaît quelques avancées au sein même de la police, la féministe considère que c’est loin d’être suffisant : « Il y a une volonté, une intention, car ils reconnaissent leurs erreurs. Mais il serait important que leurs campagnes de communication, leur volonté et leurs intentions soient transversales et touchent tous les fonctionnaires de l’institution. »Lorena souligne l’ambition du gouvernement de Gabriel Boric de réformer la police chilienne, mais selon elle, le vrai changement réside dans le projet de la nouvelle Constitution où la perspective de genre est prise en compte, de la première jusqu’à la dernière ligne du texte.

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8 Sep 2022

Rank #7

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Gaza: face au défi de la reconstruction, le découragement des habitants prend de l'ampleur

À Gaza, la vie reprend son cours, mais le temps semble encore figé. Un mois après le cessez-le-feu qui a mis fin à l’escalade de trois jours entre Israël et le Jihad islamique palestinien qui a couté la vie à 49 palestiniens, l’enclave palestinienne sous blocus israélien et égyptien depuis 2007 est une fois de plus confrontée au défi de la reconstruction et du relogement. Au plus grand désespoir des habitants, dont certains ont tout perdu. De notre envoyée spéciale à Gaza,Ce ne sont que des décombres, et des barres de fers qui en dépassent, mais avant se trouvait ici la maison de la famille Shamallakh dans ce quartier de Sheikh Ajlin, près de la plage au sud-est de la ville de Gaza. Trois étages, trois familles, 41 personnes toutes à la rue et les maisons alentours, gravement endommagées. Ahmed Shamallakh, 15 ans, est l’un des cousins de la famille : « C’était l’immeuble de mon oncle. Il a 11 enfants et quatre d’entre eux sont à l’université pour faire leurs études… Quand les Israéliens ont bombardé la maison, aucun d’eux n’a pu prendre livres, cours, ordinateurs… rien du tout ! décrit l'adolescent. Et là, tous se retrouvent sans rien pour la rentrée. Ils n’ont plus que les habits qu’ils avaient sur eux. Alors, nous demandons à la communauté internationale de nous écouter, de voir ce qu’il nous est arrivé. Nous avons tout perdu : nous n’avons plus de maison et plus d’argent pour en louer une autre. »Car à Gaza, comme après chaque guerre, l’aide financière se fait attendre désespérément. Des ONG ont délivré de l’argent liquide de premiers secours, mais reloger autant de personnes coûte très cher. Et ceux qui ont tout perdu - comme cette famille - ne peuvent compter que sur la solidarité. « On va reconstruire... jusqu'à la prochaine guerre. »Depuis un mois, les Shamallakh sont répartis chez d’autres membres de la famille, chez des voisins ou des amis. Tout a un air de « système D », raconte Mohammad Shamallakh, 21 ans, l’un des fils de la famille : « Même les livres que j’avais achetés pour ma 4ᵉ année de médecine ont été détruits… Je les avais achetés, mais je n’ai même pas eu le temps de les ouvrir avant. » Sa rentrée à l’université a été en partie détruite : « C'étaient ceux pour étudier, ils valent cher, et on parle de 13, 14 livres comme ça. Ce qui me tue aussi, c’est qu’il y avait aussi des livres que j’avais empruntés à des étudiants des années au-dessus, pour étudier, ça aussi tout a disparu. »Le jeune homme le promet, il continuera ses études et deviendra médecin. De son côté, l’armée israélienne affirme que l’immeuble a été visé, car il abritait des installations du Jihad islamique palestinien, ce que nie la famille, qui dit ne pas être impliquée politiquement, et vit de la pêche et de l’agriculture. « Et puis il y avait aussi des gens qui louaient dans notre immeuble parce que leur logement avait été détruit en mai 2021 : ils se retrouvent à la rue pour la deuxième fois ! Et ils n’ont pas d’endroit où aller non plus » raconte-t-il.Dans l’enclave côtière, un mois après, les habitants ont surtout perdu espoir. Rafat Almajaydeh, 46 ans, est cynique. « On va reconstruire, dit-il, jusqu’à la prochaine guerre, qui nous ramènera des années en arrière. Mais on va surtout attendre ».  Les problèmes de la reconstruction, c’est toujours le cas. Par exemple, depuis 2014, il y a des gens qui n’ont rien reçu, et dont la maison n’a toujours pas été reconstruite. Lors de l’escalade de trois jours le mois dernier, 89 maisons ont été détruites, complètement ou partiellement. ► À lire aussi : Au premier jour de trêve, les Gazaouis pansent leurs plaies et pleurent leurs morts

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7 Sep 2022

Rank #8

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En Belgique, la réforme des retraites est déjà engagée

Alors que la réforme des retraites pourrait être un des temps forts de la rentrée politique en France, le processus est déjà lancé en Belgique. Globalement, le système de nos voisins est assez similaire au nôtre, il s'agit d'un régime par répartition. Mais pour être pensionné à taux plein, l'âge légal est plus avancé : 65 ans à partir de 45 années de cotisation (ou 180 trimestres, contre 160 à 172 en France). Cet âge légal de la pension sera relevé à 66 ans en 2025 et 67 ans en 2030. Dans le cadre de la réforme en cours, un accord politique a été trouvé cet été par le gouvernement fédéral belge.

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6 Sep 2022

Rank #9

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En Thaïlande, l’industrie de la noix de coco au secours du sud sinistré du pays?

Alors que le sud de la Thaïlande est durement touché par la diminution du tourisme depuis la pandémie, l’autre industrie majeure de la région, la noix de coco, veut prendre son essor. Mais avec un marché mondial en forte augmentation, l’agriculture intensive pose d’importants problèmes environnementaux.

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5 Sep 2022

Rank #10