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Aujourd'hui l'économie

Pour mieux comprendre notre environnement, Aujourd'hui l'économie vous propose un rendez-vous quotidien pour décrypter un fait marquant de l'actualité économique. Un focus quotidien complété par une sélection d'informations économiques. Le vendredi, diffusion d’«Aujourd’hui l’économie, le Portrait», celui d’un acteur ou actrice de cette actualité, d’une entreprise grande ou petite...

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Le sport au féminin commence à rapporter gros

En demi-finale de l'Euro, les Françaises se sont inclinées face aux Allemandes sur le score de 2 à 1. C'est un échec pour les Bleues, mais sur le plan économique, la compétition fait de plus en plus de gagnants. Car le sport au féminin est désormais considéré comme une bonne affaire. Ce championnat d'Europe féminin de ballon rond le confirme : la finale se jouera à guichets fermés. Les revenus publicitaires et les audiences télés devraient exploser. L'UEFA a vendu les droits dans 195 pays. Elle escompte un revenu de 60 millions d'euros, quatre fois les gains du précédent Euro féminin. Les sponsors affluent : Visa, Adidas, Nike ou Heineken sont au rendez-vous. La banque Barclays s'est engagée à financer le championnat britannique de foot féminin pour trois ans, en injectant 40 millions d'euros, soit autant d'argent qu'elle a investi il y a vingt ans dans le championnat masculin.Le ballon rond côté dames commence à être pris très au sérieux par les investisseurs, mais le décalage dans les montants investis indique qu'il y a encore une forte marge de progression pour rattraper les compétitions masculines. Pour les investisseurs, c'est le moment de prendre position dans un secteur encore sous-doté. Un secteur prometteur, parce que les fans y sont réputés plus engagés que dans le sport masculin, et donc prêts à dépenser beaucoup plus d'argent dans les produits dérivés.Le sport au féminin, une machine à cash pour les télévisionsEn quart de finale, le match opposant les Françaises aux Néerlandaises a drainé plus de 5 millions de téléspectateurs sur les écrans français. En handball, la finale de la Coupe du monde perdue par les Françaises en décembre dernier a généré la même audience que la finale homme des Jeux olympiques – qu'ils ont d'ailleurs remportée. Les records d'audience tombent dans tous les sports. C'était le cas du championnat mondial de cricket qui s'est tenu en décembre dernier en Nouvelle-Zélande.Cet été, la chaîne qatarienne BeIn Sports a décidé de miser davantage sur les championnes en diffusant dans tout le Moyen-Orient et en Afrique les trois grands rendez-vous féminins de l'été : la CAN, l’Euro et le Tour de France. Trois grands rendez-vous que les auditeurs de RFI ont pu suivre également sur notre antenne. D'après une enquête effectuée au Royaume-Uni, les moins de 55 ans seraient les amateurs les plus friands de sport féminin. Les dames attirent aussi un nouveau public très apprécié par les diffuseurs comme par les sponsors.Des gains qui suivent la courbe des audiences ?Ils sont effectivement sur une pente ascendante. Mais dans la plupart des sports, on est encore très loin des fortunes empochées par les hommes, à l'exception du tennis où les reines du court touchent des bonus similaires à ceux des hommes depuis une dizaine d'années dans les grands tournois. L'an dernier, c'était encore un homme, Roger Federer, qui a gagné le plus d'argent avec sa raquette, toutes sources de revenus confondues ; suivi par une femme, la Japonaise Naomi Osaka. Troisième, Serena Williams, devant Novak Djokovic et Rafael Nadal.En revanche, dans les disciplines moins populaires, les disparités sont encore criantes. La gagnante du Tour de France empochera un chèque de 50 000 euros, dix fois moins que ce qu'a touché le vainqueur du Tour 2022, le Danois Jonas Vingegaard. Dans le foot, le combat des Américaines pour la parité, menée par leur star mondiale Megan Rapinoe, a fini par payer. Au bout de six ans de procédure, un accord historique a été signé en début d'année. Environ une dizaine de pays ont des accords similaires, de l'Angleterre au Brésil en passant par l'Australie.

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28 Jul 2022

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Aérien: la grogne des personnels au sol gagne l’Allemagne

En Allemagne, la plus grande compagnie aérienne européenne, la Lufthansa, est contrainte d’annuler quasiment tous ses vols aujourd’hui à cause d’une grève du personnel au sol demandant des hausses de salaires. Cette revendication est répandue à travers toute l’Europe.Partout en Europe, ces salariés très spécialisés réclament des hausses de salaires et de meilleures conditions de travail. Faute de personnel en nombre suffisant, ils sont aujourd’hui débordés par l’ampleur des tâches à accomplir en cette période de vacances; une période où les touristes sont ravis de retrouver un peu de liberté après deux ans de Covid et sont pressés de reprendre l’avion. Quelque 100 000 employés manquent à l’appel dans les aéroports européens, pour assurer au sol les services de traitement des bagages, d’enregistrement, de ménage, de sécurité, ou encore de remorquage des avions et des passagers. Toutes ces fonctions indispensables pour que les avions puissent décoller et atterrir à l'heure prévue. En Allemagne, le syndicat Verdi à l'origine de cette grève massive exige 9,5% d’augmentation.Une conséquence directe de la pandémie ?Les compagnies aériennes ont réussi à conserver leurs salariés moyennant parfois des réductions de salaire. En revanche, les entreprises chargées des services au sol ont dû massivement licencier suite à la fermeture des aéroports, car leur activité est beaucoup plus précaire et minée par une concurrence dévastatrice. Depuis la libéralisation du secteur aérien, en 1996, les aéroports européens ont externalisé au maximum pour faire baisser les coûts de ces services au sol. Il y a par exemple aujourd’hui 800 contractants pour fournir les services à l’aéroport Charles-de-Gaulle, au nord de Paris. Pour remporter les contrats, les entreprises ont taillé dans les salaires et privilégié le recrutement sur des contrats à durée limitée. Les confinements successifs les ont laminés. On a atteint les limites du nivellement par le bas pratiqué depuis une trentaine d’années.À l’aéroport d’Amsterdam, signature d'un accord contre la concurrence sauvageIl était temps. Au printemps, les passagers de l’aéroport de Schiphol ont vécu l’enfer, ils en sont parfois venus aux mains tellement leur attente était devenue insupportable. Augmenter les salaires est devenu par ailleurs une revendication légitime au moment où l’inflation flambe et dévore le pouvoir d’achat des plus modestes. Évidemment, il faudra régler l’addition. Les surcoûts seront sans doute facturés aux compagnies et donc in fine, aux passagers.Bientôt la fin des billets à moins de dix euros de Ryan AirLe champion irlandais du vol à bas coût est pourtant l’une des rares compagnies à dégager des bénéfices au deuxième trimestre. Cet avertissement prépare les esprits aux augmentations futures du prix des billets, une tendance déjà ultra-sensible. En France, toutes compagnies et tous types de vol confondus, les prix ont grimpé de 26% en un an. Les compagnies relèvent le prix du billet pour éponger leurs pertes liées au Covid, mais aussi pour faire face à la hausse du kérosène provoquée par la guerre en Ukraine. Enfin, elles doivent aussi investir dans la transition énergétique et dorénavant réviser les contrats pour les services au sol. Les salaires représentent 70% des coûts des services au sol. Pour alléger cette addition et faciliter le travail, il faudra aussi investir dans l’automatisation et la digitalisation.► En brefDans le sillage de Wall Street, les bourses asiatiques sont en baisse ce matin.Les prévisions pessimistes du FMI sur le risque d'une récession ont renforcé leurs craintes. Les investisseurs ont aujourd'hui le regard tourné vers Washington, où la Réserve fédérale doit annoncer un nouveau relèvement de ses taux directeurs. On parle d'une hausse de 0,75%, comme en juin, voire 1%. La difficulté pour Jerome Powell est de bien calibrer la hausse pour mater l'inflation en évitant de plonger l'économie dans la récession.

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27 Jul 2022

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Eutelsat-OneWeb: le futur champion mondial du satellite?

Le Français Eutelsat, le troisième opérateur mondial de satellite, rêve de fusionner avec l'Indo-britannique OneWeb. Un protocole d’accord a été signé, a confirmé Eutelsat. L’enjeu : la couverture internet à basse orbite. Ce nouvel eldorado de l'espace est dominé aujourd’hui par les géants américains de la tech. Surtout par un géant : Elon Musk, celui qui a dynamité l’industrie spatiale. D’abord avec sa fusée SpaceX capable de revenir sur Terre, et maintenant avec Starlink, sa constellation de satellites à quelques centaines de kilomètres de la Terre. La moitié est déjà déployée et elle offre une connexion internet beaucoup plus rapide que celle des satellites géostationnaires installés à 36 000 km de notre planète.C’est un must pour les amateurs de jeux en ligne mais aussi pour les marchés financiers où les ordres sont passés à la vitesse de l’éclair. Ou encore pour toutes les régions mal desservies par les réseaux terrestres ou sous-marins, qu’elles soient dans des coins reculés ou des continents sous-équipés. L’Ukraine par exemple, coupée du réseau terrestre depuis l’offensive russe, est maintenant connectée grâce à Starlink.Une compétition féroce sur le créneau des satellites à basse orbiteLa promesse de ces constellations, c'est l'internet spatial à haut débit. Ces myriades à basse orbite apparaissent aujourd'hui comme la meilleure solution technologique pour répondre aux besoins des futurs gros consommateurs d'internet, que ce soit sur terre, en plein désert ou en mer. Les flottes de voitures connectées, les bateaux et bien sûr les armées en seront les premiers clients.D’ici 2030, 10% du trafic internet passera par ce canal, estime un expert. Un marché à 16 milliards de dollars selon Eutelsat. Elon Musk parle lui à terme d’un chiffre d’affaires de l’ordre de 50 milliards de dollars. Les entreprises privées comme les gouvernements, notamment la Chine, se ruent sur ce créneau porteur mais étroit, parce que les basses orbites sont par définition d'une dimension limitée, les premiers arrivés seront donc les premiers servis.OneWeb est le concurrent le plus sérieux de Starlink, notamment parce qu’il a déjà déployé les deux tiers de sa flotte spatiale, une aventure encore chaotique. L’entreprise a frôlé le dépôt de bilan pendant le Covid. Elle a survécu grâce à un attelage formé par gouvernement britannique et le groupe indien Barthi, devenu le premier actionnaire. Eutelsat en est le deuxième. Le mariage avec le troisième opérateur mondial ferait de la nouvelle entité le premier opérateur satellite multi-orbites.La nouvelle entreprise pourrait être l'outil au service de toute l'Europe, une hypothèse caressée par les autorités françaises mais loin d'être évidente, parce que l'Europe a son propre projet et parce que l'adhésion des actionnaires de OneWeb n'est pas gagnée, Brexit oblige. Enfin, les observateurs les plus critiques soulignent que la technologie OneWeb est déjà dépassée.En bourse, l’action d’Eutelsat a perdu 17%Pour le groupe français aujourd’hui apprécié des investisseurs comme une valeur sûre du CAC 40, se lancer dans cette aventure, c’est faire un pari sur l’avenir car cette nouvelle technologie est coûteuse et soumise à des aléas imprévisibles : l'encombrement des orbites basses pourraient favoriser les collisions et donc démultiplier les coûts. Eutelsat va sortir de sa zone de confort, d’où les réserves de la bourse.► En brefLes bénéfices de Wallmart, le géant américain de la grande distribution, seront en chute libre cette année.Le groupe a prévenu de cette baisse à venir dans un avertissement sur résultat. À cause de l'inflation, ses clients se concentrent sur les achats de première nécessité et le distributeur doit brader ses autres produits pour écouler ses stocks. Ses bénéfices pourraient baisser cette année de 11 à 13%.

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26 Jul 2022

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Le réchauffement climatique, la nouvelle menace sur l’économie

L'hémisphère Nord continue à suffoquer, avec des sécheresses et des incendies en cascade en divers points de la planète. Cette canicule globale met en évidence l’ampleur des dégâts économiques engendrés par le changement climatique. La sécheresse actuelle en Italie, la pire en 70 ans, pourrait réduire la production agricole de 30%. La baisse du niveau du Pô, le fleuve qui irrigue tout le nord du pays, entrave aussi le fonctionnement des centrales hydrauliques. Cette diminution de la production électrique, en pleine crise énergétique, a bien sûr un effet négatif sur les prix et l'offre énergétique.En Allemagne, c’est la décrue du Rhin qui inquiète toute l’industrie, car le fleuve est l'un des axes pour acheminer matières premières et biens intermédiaires dans les usines du bassin. Mais quand le niveau est trop bas, les bateaux ne peuvent plus circuler. Un mois de basses eaux, c’est 1% de production industrielle en moins. En France, les centrales nucléaires fonctionnent au ralenti et les commerçants du Sud-Ouest ravagé par le feu savent déjà que la saison touristique est fortement compromise.Les perturbations économiques provoquées par ces fortes chaleurs sont-elles durables ?En général, les agriculteurs compensent les pertes d'une mauvaise saison avec les gains des suivantes. Mais quand les épisodes de sécheresse se répètent trop rapidement, l’économie n’arrive plus à reprendre son souffle. C’est ce qui est en train de se passer au Maroc. Ses ressources en eau sont en baisse constante depuis les années 1960. Le pays est aujourd’hui en situation de stress hydrique structurel.► À lire aussi : La Grèce en proie à de violents incendies attisés par une vague de chaleurLa Banque mondiale a tiré la sonnette d’alarme la semaine dernière : la croissance marocaine sera réduite à peau de chagrin cette année, à 1,3% seulement contre presque 8% en 2021, l'année du rebond post-Covid. En partie à cause du réchauffement climatique. Les feux ont aussi des conséquences de très long terme. Il faut vingt à trente ans pour reconstituer une forêt et donc les activités qui en dépendent. En France, une dizaine de scieries ont déjà fermé dans le Sud-Ouest. En Grèce, sur l'île d'Evia ravagée l'an dernier par un violent incendie, la récolte du miel de pin ne pourra pas reprendre avant trente ans.Le climat est devenu un risque pour l'économie ?C'est ce qu'affirme le réassureur SwissRe. C'est même une menace majeure qui pèse sur l'avenir. Bien plus inquiétante que ne l’a été la pandémie. En Europe, la vague de chaleur et ses conséquences dramatiques, le feu et la sécheresse, vont précipiter la récession, estiment plusieurs analystes. Les canicules ont aussi des effets négatifs sur la santé et la productivité. Quand le thermomètre avoisine les 40°C, c'est trop dur de travailler.La croissance occidentale forcenée basée sur les hydrocarbures a accéléré le réchauffement de la planète. Elle en est aujourd'hui l'une des premières victimes. Des éléments connus des experts bien avant cette canicule historique de 2022. Dans un rapport publié l’année dernière, la Banque centrale européenne concluait que la zone euro pourrait perdre au pire 4% de croissance économique d'ici à 2030 à cause du réchauffement.Comment échapper à ce scénario catastrophe ?En investissant dans l'adaptation. Par exemple, dans la prévention des incendies, les pays européens du pourtour méditerranéen consacrent 80% du budget dédié à la lutte contre les flammes et 20% seulement à la protection. Il faut aussi adapter les villes, les maisons pour que la chaleur soit supportable. Il faut également revoir la consommation d'eau. L'Italie a une déperdition de 30% contre une moyenne européenne de 5% à 8%. Et bien sûr, accélérer la transition énergétique. Mais la guerre en Ukraine a rétrogradé en seconde position, ce qui devrait être la priorité des priorités.► À lire aussi : France: le gouvernement veut obliger les magasins climatisés à garder leurs portes fermées

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25 Jul 2022

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La reprise en demi-teinte du secteur aérien mondial

Le salon aéronautique de Farnborough, premier rendez-vous majeur de l'aéronautique mondiale depuis la pandémie de Covid-19, se tient cette semaine au Royaume-Uni. La crise sanitaire avait contraint les compagnies à clouer au sol des milliers d'avions. Aujourd’hui, le trafic reprend. Il était en mai à un peu plus des deux tiers de son niveau de 2019 et devrait le retrouver en 2023 pour le trafic domestique, en 2025 pour les long-courriers, selon l'Association internationale du transport aérien. Lors de la dernière édition du salon de Farnborough en 2018, pas moins de 192 milliards de dollars de commandes et de contrats avaient été conclus. Ce record ne sera sans doute pas battu mais déjà les annonces commerciales se multiplient. L'américain Boeing continue de caracoler en tête face à Airbus, notamment sur son avion vedette, le 737 MAX. Cent cinquante appareils ont été commandés cette semaine, pour un montant total de 7,5 milliards de dollars, notamment par la compagnie Delta Air Lines.Un autre enjeu du secteur aérien en cette période estivale consiste à pouvoir assurer les vols avec de nombreuses grèves qui viennent perturber le ciel européen. La reprise s'accompagne de pénuries de personnels dans de nombreuses compagnies aériennes et aéroports, en raison de nombreux licenciements pendant la crise sanitaire. Les compagnies, incapables de faire face à la demande soudaine, sont contraintes d'annuler des vols par milliers. Ce qui rend les analystes prudents quant au redémarrage du secteur aérien, les avions sont loin d'être pleins et les prix des billets ont, eux aussi, grimpés.► À lire aussi : British Airways va annuler 10300 vols jusqu'à la fin octobreEnfin, les obligations environnementales obligent les compagnies aériennes à s’adapter. Le trafic aérien, responsable d'environ 2,5% des émissions de CO2 mondiales, va drainer 10 milliards de passagers en 2050, plus du double de son niveau de 2019. Les compagnies cherchent donc à renouveler leurs flottes avec des avions plus modernes et plus économes, qui consomment moins de carburant. Airbus a annoncé effectuer des vols d'essais pour étudier la composition des traînées de condensation formées par la combustion de l'hydrogène. Ce démonstrateur, baptisé Blue Condor, s'inscrit dans l'engagement qu'a pris l'avionneur européen à mettre en service un avion à hydrogène en 2035.Le Royaume-Uni a de son côté publié une stratégie destinée à atteindre la neutralité carbone dans l'aviation britannique et les aéroports anglais d'ici 2040. Mais les ONG sont sceptiques : les technologies basées sur les carburants synthétiques, l'électrification des appareils ou encore la combustion directe d'hydrogène dans les moteurs sont encore très expérimentales et leur coût n'a pas été réellement mesuré.Les matériels de défense en plein essor L'invasion russe de l'Ukraine a conduit la plupart des Européens à annoncer des augmentations de leurs budgets de défense pour renforcer leurs forces armées.Ainsi, Dassault Aviation annonce avoir déjà enregistré des prises de commandes « exceptionnelles » de 16,3 milliards d'euros au premier semestre, avec l'entrée en vigueur du plus important contrat de l'histoire de l'avionneur français portant sur 80 avions de combat Rafale pour les Émirats arabes unis, ainsi que la vente de six Rafale supplémentaires à la Grèce.Dassault Aviation a cependant fait état des difficultés chez sa chaîne de fournisseurs qui a du mal à suivre : ainsi les incertitudes sont nombreuses sur les approvisionnements en énergie, en composants électroniques et en matières premières, notamment chez Thalès, qui mobilise pas moins de 20 sites industriels pour le seul Rafale et qui envisage de produire jusqu’à une cadence de 4,5 équipements par mois, contre 2,5 actuellement.

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21 Jul 2022

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Une journée cruciale pour l’Italie et toute la zone euro

Les investisseurs, comme les dirigeants européens, attendent aujourd’hui avec fébrilité la décision de Mario Draghi. Si le chef du gouvernement italien confirme sa démission devant le Parlement, toute la zone euro pourrait en pâtir. Son arrivée au pouvoir il y a un an et demi, à la tête d’une coalition allant du centre gauche à la droite populiste avait enchanté et tranquillisé ses partenaires européens. Son départ sonnerait comme un réveil douloureux. Car Super Mario, le magicien qui a conjuré la crise de la dette quand il était à la tête de la BCE, rassure. Mais en si peu de temps il n’a pas accompli de miracle à Rome. Son pays demeure le maillon faible de la zone euro. À cause de sa dette colossale, elle représente 150% de son PIB, l’Italie est le pays riche le plus endetté après le Japon. Et surtout parce que son économie est encore bien trop anémiée pour supporter l’envolée des taux d’intérêts.La remontée des taux est le principal risque qui pèse sur l'Italie si Mario Draghi renonce à gouvernerDepuis que la crise politique a éclaté, depuis que le parti populiste 5 étoiles a retiré sa confiance à Mario Draghi, les taux italiens ont fortement rebondi. Lundi, le taux à dix ans est monté jusqu’à 3,48%. En cas de démission de Mario Draghi, la hausse pourrait s'accélérer. Et se propager à d’autres pays de la zone euro. Deuxième risque très redouté : que l’écart entre les taux italiens et les taux allemands ne s’agrandisse. C’est ce fossé qui handicape la lutte de la BCE contre l’inflation. Par crainte d’affaiblir l’Italie, Christine Lagarde, a pris le parti de remonter graduellement le taux directeur. Elle va seulement entamer la remontée des taux ce mois-ci, elle devrait l’annoncer demain, alors qu’aux États-Unis la Fed a commencé son processus au mois de mai.La BCE présentera aussi un mécanisme anti-fragmentation, en gros, un dispositif pour protéger l’Italie en cas de brusque remontée de ses taux.Mais si les 19 pays membres de la zone euro étaient prêts à soutenir l’Italie de Mario Draghi les yeux fermés, on les voit mal porter à bout de bras un pays en proie à l’instabilité, peut-être dirigé par une coalition de l'extrême droite en cas d’élections anticipées. La décision du président du conseil est donc cruciale pour l'ensemble de la zone euro. Et bien sûr d'abord pour l'Italie.Le versement des fonds de relance européen qui lui sont destinés est aussi suspendu à la décision de Mario DraghiLa troisième économie de la zone euro, a été la mieux lotie, avec un chèque de 200 milliards d’euros alloué pour redresser cette économie chancelante. Le quart des fonds a été débloqué. Le reste viendra une fois que les réformes demandées seront adoptées. Là encore, le calendrier électoral percutera cet agenda européen. Si un scrutin était convoqué en octobre, le gouvernement actuel se contentera de gérer les affaires courantes, il ne sera pas en capacité de faire passer des réformes douloureuses au moment où l’inflation pèse sur les ménages, au moment où la crise énergétique menace. La loi sur le pouvoir d'achat destiné à protéger les ménages les plus pauvres dépend aussi de cette décision. Son adoption sera compromise par des élections anticipées.►En brefVladimir Poutine assure que Gazprom remplira son contrat et exportera donc du gaz vers l'EuropeMalgré les déclarations rassurantes du président russe tenues hier en marge du sommet de Téhéran, Bruxelles se prépare au pire. La commission présente aujourd'hui son plan d'urgence pour réduire la demande de gaz en quelques mois. En théorie, les livraisons de gaz russe via Nordstream doivent reprendre demain.

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20 Jul 2022

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La crise économique en Syrie s’aggrave avec l’inflation mondiale

Le président russe Vladimir Poutine est en visite à Téhéran, ce mardi 19 juillet, pour un sommet avec les dirigeants iraniens et turcs consacré à la situation en Syrie. Après douze ans de guerre ininterrompue, le pays s’enfonce chaque jour un peu plus dans la crise économique. La Syrie est, aujourd'hui, un pays en ruines. Un pays vidé de ses habitants où l'électricité, le pain sont rationnés. En dix ans de guerre, le produit intérieur brut a été divisé par deux. À cause de la désorganisation, de la fragmentation du pays. À cause de l'exode massif : sept millions de Syriens ont fui à l'étranger, et six millions ont été chassés de chez eux, déplacés par les combats.Mais c'est aussi à cause du Covid, puis de la guerre en Ukraine, que la situation sanitaire et alimentaire s'est brutalement détériorée. Le prix des produits alimentaires a doublé en un an. Celui du pain a même triplé. Ce pays, devenu autosuffisant en blé depuis les années 1990, a connu l'an dernier la pire récolte depuis cinquante ans, selon les chiffres de la FAO. Avec environ un million de tonnes de blé, presque trois fois moins qu'en 2020. La Syrie produisait en moyenne 4 millions de tonnes par an avant que la guerre n'éclate.La famine menace désormais, a alerté un membre de l'oppositionCar la sécheresse et le manque d'engrais vont sans doute encore amoindrir la récolte de cette année. À partir de 2018, la Syrie a importé du blé planté en Crimée via des sociétés russes. Des cargaisons de blé ukrainien détourné par la Russie auraient récemment été acheminées sur place. Mais face à l'envolée des cours, ces importations facilitées par Moscou ne suffisent pas à nourrir la population. Le Programme alimentaire mondial fournit aujourd'hui son aide à un habitant sur trois, soit à plus de 5 millions de Syriens. Ce soutien est capital dans le nord-ouest du pays, où 80% des habitants de cette région toujours en guerre, dépendent du PAM pour se nourrir au quotidien.Quelles sont les ressources propres qui permettent à la Syrie de survivre ?Le régime est toujours sous sanctions occidentales. Les activités non déclarées et le soutien des deux grands pays frères, la Russie et l’Iran, sont déterminants pour relancer les rares industries en état de marche. Avec souvent un inconvénient majeur pour les Syriens : les entreprises passent sous le contrôle des parrains du régime. Dans le domaine du phosphate, par exemple, dont la Syrie était un grand exportateur, la filière publique a été cédée en 2018 à deux oligarques russes.L'un d'entre eux, Gennady Timchenko, un proche de Vladimir Poutine, est sur la liste des personnalités sanctionnées par l'Union européenne. Il poursuit néanmoins ses activités sous couvert de sociétés écrans. Ce qui a permis à la Syrie d'exporter du phosphate vers l'Europe, via la Roumanie, a révélé récemment l’enquête menée par un consortium de journaux du Moyen-Orient. Cette mainmise de la Russie est continue. Une société russe a signé un contrat, il y a quelques jours pour, construire un nouveau complexe touristique dans le port de Lattaquié.Des investissements qui fourniront, à terme, du travail et donc des revenus aux Syriens ?Pour survivre au quotidien, les transferts de la diaspora sont une véritable soupape de sécurité. D’après une estimation réalisée par le quotidien pro-gouvernemental syrien El Watan, 3 milliards 600 millions de dollars seraient envoyés sur une année. Cela représente environ la moitié du montant de l’aide humanitaire promise aux Nations unies pour l’exercice 2022-2023.

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19 Jul 2022

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Sanctions de l’UE contre la Russie: une marge de manœuvre restreinte

Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne débattent ce lundi 18 juillet d'un durcissement des sanctions contre la Russie. C'est la septième vague de sanctions contre Moscou depuis le début de la guerre en Ukraine qui va viser principalement l’or Russe. 7e vague de sanctionsLe 23 février, à la veille de l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe, le Conseil de l’Union européenne adoptait le premier paquet de sanctions contre Moscou.Depuis, d’autres mesures ont été prises pour tenter d’empêcher la Russie de financer la guerre, elles touchent notamment le secteur financier et notamment les transactions sur les avoirs et réserves de la Banque centrale de Russie, des restrictions ont également été décidées sur les achats de dette souveraine russe et les flux financiers en provenance de Russie, ainsi que sur l’exclusion de certains établissements bancaires russes du système de messagerie sécurisée SWIFT.Il faut ajouter à cela, après le sixième paquet de sanctions adoptées en juin dernier, l'interdiction de 90 % des importations de pétrole russe d’ici fin 2022. L'Allemagne, très dépendante énergétiquement de la Russie, a cédé et a déjà réduit des deux tiers la part de ses importations de pétrole russe depuis février.Des embargos sur le charbon, tout comme le gel des avoirs dans l'Union européenne de plus d'un millier d'oligarques russes ont également déjà été actés.Ce septième volet de sanctions touchera principalement l'interdiction d'achat d'or russe ce qui permettra de couper un nouveau canal de financement de la guerre, la Russie est le deuxième producteur d'or au monde derrière la Chine.Ces sanctions ont elles produites les effets escomptés ?Vendredi, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a accusé l'Union européenne de s'être « tiré une balle dans les poumons » avec les sanctions contre la Russie. « Bruxelles croyait que la politique des sanctions pénaliserait les Russes, mais elle nous pénalise encore plus », a déclaré Viktor Orban. La Hongrie importe 65 % de son pétrole et 80 % de son gaz de Russie, et les prix de l'énergie pourraient augmenter « considérablement », a averti le vice-chancelier allemand.Le commissaire européen à l'Économie, Paolo Gentiloni, a lui estimé que les sanctions frappaient au contraire en plein cœur l'économie Russe.Les experts s'accordent pour dire que les premiers vrais dégâts sur l'économie russe sont attendus pour l'automne prochain. Mais contrairement aux prévisions initiales, la baisse cumulée du PIB devrait être plus proche de 15 % que de 25 %. Car la structure même de l'économie russe, contrôlée à 70 % par l'État l'aide à s'adapter.Côté européen, les effets négatifs ne sont pas négligeables : en 2021, la Russie était le cinquième partenaire commercial de l’UE. D'ici à la fin de l'année, 65 % des importations russes vers l'Union européenne seront concernées par ces sanctions. Il faudra donc se diversifier pour ne pas pénaliser les chaines de production européenne, déjà mise à mal depuis deux ans. Et avec la hausse des prix de l'énergie, les enjeux politiques seront de plus en plus importants pour les chefs d'État européens, qui mettent déjà en place des mesures en faveur du pouvoir d'achat.Deux avantages de poids face à la RussieL’Europe bénéficie d’une importante intégration commerciale qui lui permet une certaine indépendance économique.L'autre avantage de l'Europe, c'est son poids économique. L’Union européenne est la 2e puissance économique au monde et les échanges au sein du marché unique restent plus importants en volume que les échanges entre l’UE et le reste de ses partenaires extérieurs.Mais certains pays restent dépendants de la Russie, et Moscou, qui a coupé le robinet du gaz, pense que l'Union européenne va s'épuiser à force de sanctions. Les Européens s'accordent pour dire que l'hiver sera difficile. Le soutien de l’opinion publique tient pour le moment, mais le sentiment se répand de plus en plus que ce sont les Européens qui paient aujourd'hui pour ces sanctions plutôt que les Russes.

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18 Jul 2022

Rank #8

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Le Ghana à nouveau à la merci du FMI

Le FMI est à nouveau au chevet du Ghana. Une humiliation pour le président Nana Akufo-Addo. Il a été élu en 2016, en promettant de se passer désormais de l’aide internationale. Une équipe du FMI a terminé mercredi une première mission d’évaluation des besoins. C’est la 17e intervention du fonds depuis l’indépendance du Ghana. La croissance robuste de ces dernières années avait donné aux Ghanéens l’espoir de parvenir rapidement à l’émergence. C’est sur cette base que le président avait donné un cap à son pays : Ghana Beyond Aid, le Ghana au-delà de l’aide. Mais cette prospérité largement financée par la dette était fragile. L'économie ghanéenne n'a pas réussi à sortir de l'informel : sur 13 millions d’emplois, seulement 2,4 millions sont déclarés et donc soumis à l’impôt.Le Covid puis la guerre en Ukraine ont laminé l’économie ghanéenneDes évènements qui ont fait basculer tous les indicateurs dans le rouge cette année. La croissance tourne au ralenti, bien en dessous du nécessaire pour faire rentrer des recettes fiscales. L'endettement public s'est envolé, il représente 80 % du PIB. D'après les derniers chiffres publiés hier, l’inflation frôle les 30 %. Le Ghana est l'un des pays africains les plus affectés par cette brutale flambée des prix. Le cedi, la monnaie nationale, s’est effondrée. Sa valeur a chuté de 20 % face au dollar depuis le début de l’année. Les Ghanéens ont aujourd'hui du mal à joindre les deux bouts pour se nourrir et s'acheter du carburant, et ils manifestent bruyamment leur mécontentement dans la rue. Mais le gouvernement ne peut plus leur venir en aide, les caisses sont vides et le déficit de la balance des paiements courants a explosé, ce qui complique les importations.Quels moyens pour enrayer la crise ?Pour endiguer l’inflation, la Banque centrale a déjà relevé deux fois son taux directeur, il est aujourd’hui à 19 %. Mais ces décisions doivent infuser plusieurs mois avant que leur effet ne se fasse sentir. L’État a mis en place une nouvelle taxe sur les paiements électroniques supérieurs à 100 cedis, soit l’équivalent de 13 dollars. Un impôt à 1,5 % très critiqué et bien insuffisant à renflouer rapidement les caisses de l’État. Le Parlement ghanéen est aujourd’hui sans majorité, il est donc impossible dans ces conditions de faire adopter des réformes. Le président Nana Akufo-Addo a donc fini par se résoudre à se tourner vers le FMI dont il voulait tant se passer. Il paie aussi le prix de ses erreurs passées : les dépenses financées par le recours à la dette ont trop souvent servi à faire des cadeaux en période électorale ou à lancer des projets pharaoniques sans retombées réelles sur l'économie.Le Ghana prend-il le même chemin que le Sri Lanka ?La menace du défaut de paiement est moins imminente qu'elle ne l'était pour l'archipel parce que les grosses échéances de sa dette sont plutôt dues en 2023. Mais le coût de la dette s’est envolé et depuis le début de l’année, l’État est de fait dans l’incapacité de recourir au marché pour se financer. Dans l’impasse, Accra a donc un besoin urgent de l’argent frais du FMI. Le fonds, bien sûr, demandera des efforts, des coupes dans les dépenses ou de nouveaux impôts. Une potion amère que les Ghanéens ne sont pas prêts à avaler les yeux fermés.► En brefLe FMI réactive son programme d'aide au Pakistan, débloquant un prêt de 1 milliard 170 millions de dollars.Une aide vitale pour ce pays lui aussi au bord du défaut de paiement. En échange, le gouvernement a accepté de supprimer un certain nombre de subventions sur l'énergie et le prix du carburant est remonté de 50 %. Des mesures que le gouvernement précédent avait repoussées. Au total, l'aide actuelle du FMI se monte à plus de 4 milliards de dollars.

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14 Jul 2022

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L’euro à parité avec le dollar: jusqu’où ira la glissade?

Un euro vaut désormais un dollar, du moins. C’est le cours observé brièvement mardi 12 juillet sur le marché des changes. Depuis, il est légèrement remonté mais la tendance est à la baisse. La monnaie européenne n’a quasiment jamais été aussi faible face au billet vert. La parité stricte entre l’euro et le dollar est un seuil symbolique, psychologique même, extrêmement fort. La dernière fois que cela s'est produit, c’était en octobre 2000, l’économie américaine était en pleine forme tandis que la zone euro patinait, la baisse de l’euro reflétait surtout ce contraste entre les deux grandes régions économiques occidentales. C’est un peu la même chose qui se passe en ce moment. Même si la menace de la récession plane sur les deux continents, la première économie mondiale apparaît en bien meilleure forme que la zone euro. Par ailleurs, la remontée des taux directeurs de la Réserve fédérale aimante les investisseurs, il y a donc un rush en ce moment sur la monnaie américaine. Plutôt que d'une baisse de l'euro face au dollar, il serait plus juste de parler de l'embellie du billet vert. Depuis le début de l'année, l'euro a perdu 10 % face au dollar mais il est resté stable face à d'autres devises.Une parité qui reflète la peur pour l’économie de la zone euroLe processus a été enclenché avec la guerre de la Russie contre l’Ukraine. L’Europe n’a quasiment pas de pétrole et a d’abord encaissé l’envolée des hydrocarbures, puis l’inflation. L’effritement de l’euro était l’étape suivante logique, anticipée depuis plusieurs mois. L’euro est un peu comme une valve de pression qui saute sous l’accumulation des mauvaises nouvelles. Son existence paraissant en péril au moment de la crise de la dette dans les années 2010, elle n’est pas remise en cause aujourd’hui. Mais sa valeur s’étiole. Et nul ne sait aujourd’hui jusqu’où peut descendre la monnaie unique.Une mauvaise nouvelle pour la balance commerciale ?Pour les pays en déficit chronique et très dépendants des importations de pétrole comme la France, c’est une très mauvaise nouvelle. La facture va s’envoler et cette flambée alimentera l’inflation. Globalement, 60% des importations en zone euro sont facturés en dollars, c'est donc largement négatif pour la balance commerciale. Les grands pays exportateurs comme l’Allemagne ou l’Italie peuvent en profiter, mais modérément car l’essentiel du commerce extérieur est interne à la zone euro. En revanche, les pays touristiques de la zone euro, tous les pays du pourtour méditerranéen, apprécieront la présence des touristes américains. Ils vont pouvoir dépenser plus avec la même somme en dollar. Et cela compensera partiellement l'alourdissement de la facture pétrolière.Que peut faire la Banque centrale européenne pour défendre l'euro ?Elle peut, elle doit remonter ses taux directeurs pour faire baisser la pression. Elle n'a pas commencé cette opération indispensable pour mater l'inflation alors que la Fed a déjà procédé à trois hausses consécutives. Le problème, c'est que cela peut aussi précipiter la récession. C'est donc une question cornélienne qui sera posée à la prochaine réunion du conseil des gouverneurs de la BCE. Elle est prévue la semaine prochaine. Hasard du calendrier, c'est aussi ce jour-là qu'on saura si la Russie rouvre ou pas le robinet du gaz vers l'Europe, coupé en ce moment pour une maintenance annuelle. La reprise des livraisons russes est la question déterminante pour l'économie de la zone euro.► En brefTwitter porte plainte contre Elon Musk, il est poursuivi pour avoir renoncé à l'acquisition du réseau.Le patron de Tesla a signé un accord d'acquisition fixant le prix à 44 milliards de dollars, accord qu'il a révoqué vendredi dernier. La bataille judiciaire se double d'une bataille de communication qui se déroule, devinez où ? Sur Twitter ! Où Elon Musk a déjà réagi par la dérision à ce nouvel épisode, il est suivi par 100 millions de personnes.

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13 Jul 2022

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