OwlTail

Cover image of La marche du monde

La marche du monde

Chaque semaine, La marche du monde vous propose de découvrir l’histoire de nos sociétés contemporaines. Sur les cinq continents, nous recherchons des témoignages, mais aussi des archives radiophoniques et musicales, pour revivre les évènements et les mouvements qui éclairent l’actualité. En Afrique, en Asie, en Amérique, en Europe et au Proche-Orient, rafraîchissons-nous la mémoire et partageons notre histoire ! 

Popular episodes

All episodes

Read more

Chaque semaine, La marche du monde vous propose de découvrir l’histoire de nos sociétés contemporaines. Sur les cinq continents, nous recherchons des témoignages, mais aussi des archives radiophoniques et musicales, pour revivre les évènements et les mouvements qui éclairent l’actualité. En Afrique, en Asie, en Amérique, en Europe et au Proche-Orient, rafraîchissons-nous la mémoire et partageons notre histoire ! 

Le Harlem marseillais de Claude McKay

Podcast cover
Read more
Bienvenue dans le Harlem marseillais de Claude McKay. L’écrivain américain débarque dans la cité coloniale française dans les années 20, fréquente les dockers et les prostituées et raconte leur quotidien dans ses romans Banjo et Romance in Marseille. Une écriture poétique et politique sur la condition noire, précurseur de l’œuvre de Sembène Ousmane.

Un reportage long format signé Daphné Gastaldi où l’on croise une chercheuse dépassionnée, un réalisateur fou de jazz, un éditeur téméraire et un journaliste fondateur du collectif Claude MacKay, il s’appelle Armando Coxe et la découverte du manuscrit Romance in Marseille, c’est lui ! 

À lire :
Romance in Marseille et Banjo, les deux romans marseillais de Claude McKay Un si long chemin, l’autobiographie de Claude McKay, éd. Héliotropismes (2021) Le docker noir, de Sembène Ousmane, éd. Présence africaine (1956) Colporteurs africains à Marseille : un siècle d’aventures, Sylvie Bredeloup et Brigitte Bertoncello, éd. Autrement (2004)
À voir :
Claude McKay, de Harlem à Marseille, réalisé par Mathieu Verdeil (2021) Et le vieux port fut condamné, réalisé par Jean Dasque (1973)

Sep 11 2022

48mins

Play

Guerre d'Algérie: des mémoires vives

Podcast cover
Read more
Si le temps de la réconciliation ne semble pas encore arrivé, la parole se libère de part et d’autre de la Méditerranée pour nous donner à entendre toutes les guerres d’Algérie… Celles des soldats français, des combattants du FLN, des Harkis ou des rapatriés car toutes les familles françaises et algériennes ont été touchées.

Archives sonores et musicales, reportages et témoignages dans les oreilles de nos invités Philippe Mesnard, Catherine Brun et Abderahmen Moumen de la revue Mémoires en Jeu.

► À écouter aussi : Guerre d'Algérie : une histoire coloniale

► À lire :
Revue Mémoires en jeu spéciale guerre d’indépendance 60 ans après Les paradoxes de la mémoire, de Philippe Mesnard, aux éditions Le bord de l’eau Algérie coloniale : Traces, mémoires, transmissions, paraîtra le 17 mars 2022 en France, aux éditions Cavalier Bleu, dirigé par Giulia Fabbiano et Abderahmen Moumen, dans la collection MiMed Migrations Mediterra Le Rapport de Benjamin Stora sur la colonisation et la guerre d’Algérie Catherine Brun et Todd Shepard (dir.), Guerre d'Algérie. Le sexe outragé, CNRS Éditions, 2016

Sep 04 2022

48mins

Play

Guerre d'Algérie: une histoire coloniale

Podcast cover
Read more
Alger, 29 décembre 1956. Lors des obsèques du président des maires d'Algérie, Amédée Froger, assassiné la veille, l'immense cortège se transforme en ratonnade et manifestation pour l'Algérie française. Des dizaines d'Algériens sont lynchés et six morts sont identifiés. À partir de cet évènement, nous revisitons la guerre d’Algérie à la lumière de son histoire coloniale. Une histoire de domination et de violence jusqu’à ce que les Algériens retournent cette violence contre les colons. 

Archives sonores et musicales, témoignage inédit de Rhéda Malek, ancien signataire des accords d'Alger (décédé en 2017). 

► À écouter aussi : Guerre d'Algérie : des mémoires vives

► À lire :
Les ratonnades d'Alger, 1956, de Sylvie Thénault, aux éditions du Seuil Revue Mémoires en jeu spéciale guerre d’indépendance, 60 ans après Récits historiques alternatifs et enjeux mémoriels en Algérie, G. Fabbiano et A. Moumen (dir.), Algérie coloniale. Traces, mémoires et transmissions, Paris, Le Cavalier bleu, 2022
(Rediffusion du 18 mars 2022)

Aug 28 2022

48mins

Play

Les voix du goulag (6/6)

Podcast cover
Read more
Retour sur une histoire méconnue, une histoire longtemps occultée par la guerre froide et la division de l’Europe en deux blocs, celui de l’Est et de l’Ouest… Tandis que les Alliés fêtaient la victoire contre les nazis en 1945, la Russie de Staline continuait de déporter des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants dans les camps et les villages du goulag. Des Européens pour qui Staline n’est pas un héros, mais un bourreau. Des Européens pour qui l’Union soviétique n’est pas la puissance libératrice, mais la puissance colonisatrice. 

Dès 1939 et jusqu’au début des années 1950, des familles polonaises, hongroises, tchèques, allemandes, lituaniennes, ukrainiennes, estoniennes, lettones et roumaines sont arrachées de leur foyer et déroutées de leur destinée. Avec les chercheurs Alain Blum et Marta Craveri, nous avons entrepris de les rechercher, pendant cinq ans, pour les enregistrer et créer les Archives sonores du goulag*. Des récits de survie et de résistance à la répression, au froid et à la faim, des récits de jeunes adultes et d’enfants où sont mêlées les plus grandes peines, mais aussi parfois les plus grandes joies… « Une école amère », selon l’une des rescapées Klara Hartman.

Épisode 6 : Le droit à la mémoire

« En fait, ce qui est le plus dur dans un camp, ce n’est pas l’absence de femmes, et ce n’est pas non plus la mauvaise nourriture. Pour moi, et pas seulement pour moi, le plus dur était l’absence de couleur. Tout est monochrome. Et ça, c'est cauchemardesque. » Arseni Roginski est né en prison, dans un camp du goulag soviétique, le 30 mars 1946, et il est mort en homme libre, le 18 décembre 2017. Arseni Roginski, historien et père fondateur de l’association Mémorial Moscou a œuvré jusqu’au bout pour établir la liste des noms des millions de déportés soviétiques au goulag. Je me souviens de son regard vif, de son humour et de son intelligence. Je me souviens de son éblouissante persévérance pour le droit à la mémoire, comme droit humain fondamental. Je me souviens de son immense rigueur, de son immense pudeur, et de la générosité avec laquelle il a accepté de raconter à son tour son histoire personnelle, pour nos archives sonores du goulag.

Remerciements : Mémorial France et Mémorial Moscou.

Cette série documentaire est réalisée dans le cadre du projet « ARCHIVES SONORES-MÉMOIRES EUROPÉENNES DU GOULAG © CNRS/RFI » : Les archives sonores du goulag sont le fruit d’une enquête sans précédent, menée par une équipe de 13 chercheurs de huit nationalités différentes, coordonnée par le CERCEC (Centre d’études des mondes russe, caucasien et centre-européen, CNRS/EHESS) en collaboration avec RFI. Plus de 160 témoignages, soit 300 heures de son dans 11 langues, ont été recueillis en Europe Centrale et Orientale, également au Kazakhstan et en Sibérie, entre 2008 et 2010. Ces archives sont nées de la volonté commune d’Alain Blum, Marta Craveri, tous deux chercheurs au CERCEC et Valérie Nivelon, journaliste et productrice à RFI de permettre aux survivants européens de la répression soviétique de témoigner.

À lire : 

- Déportés en URSS. Récits d’Européens au goulag, de Valérie Nivelon, Alain Blum et Marta Craveri, éditions Autrement, en partenariat avec RFI, le CNRS et le CERCEC.

Aug 21 2022

48mins

Play

Les voix du goulag (5/6)

Podcast cover
Read more
Retour sur une histoire méconnue, une histoire longtemps occultée par la guerre froide et la division de l’Europe en deux blocs, celui de l’Est et de l’Ouest… Tandis que les Alliés fêtaient la victoire contre les nazis en 1945, la Russie de Staline continuait de déporter des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants dans les camps et les villages du goulag. Des Européens pour qui Staline n’est pas un héros, mais un bourreau. Des Européens pour qui l’Union soviétique n’est pas la puissance libératrice, mais la puissance colonisatrice. 

Dès 1939 et jusqu’au début des années 50, des familles polonaises, hongroises, tchèques, allemandes, lituaniennes, ukrainiennes, estoniennes, lettones et roumaines sont arrachées de leur foyer et déroutées de leur destinée. Avec les chercheurs Alain Blum et Marta Craveri, nous avons entrepris de les rechercher, pendant cinq ans, pour les enregistrer et créer les Archives sonores du goulag*. Des récits de survie et de résistance à la répression, au froid et à la faim, des récits de jeunes adultes et d’enfants où sont mêlées les plus grandes peines, mais aussi parfois les plus grandes joies… « Une école amère », selon l’une des rescapées Klara Hartman.
Épisode 5 : La mort de Staline

C’est dans la nuit du 5 au 6 mars 1953 que la mort de Staline est annoncée sur Radio Moscou. Quand la nouvelle tombe à deux heures du matin, elle est reprise par tous les médias internationaux. Aux yeux du monde, c’est le vainqueur de la Seconde Guerre mondiale qui disparaît tandis que 200 millions de Soviétiques se retrouvent orphelins de leur petit père des peuples.

Mais dans ce concert de louanges, quelques notes dissonantes s’élèvent timidement, dans les confins de la Sibérie et du Kazakhstan, celles des familles déportées au goulag. Comment ont-ils appris la mort de Staline, comment ont-ils réagi, quel espoir la disparition du dictateur a-t-elle suscité en eux… autant de questions auxquelles nos archives apportent de nouvelles réponses.
*Archives sonores du goulag

Cette série documentaire est réalisée dans le cadre du projet «ARCHIVES SONORES-MÉMOIRES EUROPÉENNES DU GOULAG © CNRS/RFI» : Les archives sonores du goulag sont le fruit d’une enquête sans précédent, menée par une équipe de 13 chercheurs de huit nationalités différentes, coordonnée par le CERCEC (Centre d’études des mondes russe, caucasien et centre-européen, CNRS/EHESS) en collaboration avec RFI. Plus de 160 témoignages, soit 300 heures de son dans 11 langues, ont été recueillis en Europe Centrale et Orientale, également au Kazakhstan et en Sibérie, entre 2008 et 2010. Ces archives sont nées de la volonté commune d’Alain Blum, Marta Craveri, tous deux chercheurs au CERCEC et Valérie Nivelon, journaliste et productrice à RFI de permettre aux survivants européens de la répression soviétique de témoigner.
À lire : 

- Déportés en URSS. Récits d’Européens au goulag, de Valérie Nivelon, Alain Blum et Marta Craveri, éditions Autrement, en partenariat avec RFI, le CNRS et le CERCEC.

Aug 14 2022

48mins

Play

Les voix du goulag (4/6)

Podcast cover
Read more
Retour sur une histoire méconnue, une histoire longtemps occultée par la guerre froide et la division de l’Europe en deux blocs, celui de l’Est et de l’Ouest… Tandis que les Alliés fêtaient la victoire contre les nazis en 1945, la Russie de Staline continuait de déporter des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants dans les camps et les villages du goulag. Des Européens pour qui Staline n’est pas un héros, mais un bourreau. Des Européens pour qui l’Union soviétique n’est pas la puissance libératrice, mais la puissance colonisatrice. 

Dès 1939 et jusqu’au début des années 50, des familles polonaises, hongroises, tchèques, allemandes, lituaniennes, ukrainiennes, estoniennes, lettones et roumaines sont arrachées de leur foyer et déroutées de leur destinée. Avec les chercheurs Alain Blum et Marta Craveri, nous avons entrepris de les rechercher, pendant cinq ans, pour les enregistrer et créer les Archives sonores du goulag*. Des récits de survie et de résistance à la répression, au froid et à la faim, des récits de jeunes adultes et d’enfants où sont mêlées les plus grandes peines, mais aussi parfois les plus grandes joies… « Une école amère », selon l’une des rescapées Klara Hartman.
Épisode 4 : Des histoires juives

Ils s’appellent Téodor Shanin, Rafails Rosental, et Henry Welsh, ils sont lituanien, letton et polonais et ils incarnent l’histoire la plus inédite révélée par notre grande enquête RFI/CERCEC sur les Européens du Goulag…  c’est celle des juifs déportés par les soviétiques en URSS, et paradoxalement sauvés de l’extermination des nazis.

Téodor, Rafails et Henry ont été déplacés de force encore enfants, car leurs parents faisaient partie des catégories considérées comme ennemis potentiels. Ils se sont donc retrouvés au goulag en URSS au moment de l’invasion allemande, qui annonçait l’anéantissement de leurs familles par les commandos nazis. Ils ont connu les mêmes expériences : la pénurie, le froid, la faim, la solitude, mais pas le même destin.

*Archives sonores du goulag

Cette série documentaire est réalisée dans le cadre du projet «ARCHIVES SONORES-MÉMOIRES EUROPÉENNES DU GOULAG © CNRS/RFI» : Les archives sonores du goulag sont le fruit d’une enquête sans précédent, menée par une équipe de 13 chercheurs de huit nationalités différentes, coordonnée par le CERCEC (Centre d’études des mondes russe, caucasien et centre-européen, CNRS/EHESS) en collaboration avec RFI. Plus de 160 témoignages, soit 300 heures de son dans 11 langues, ont été recueillis en Europe Centrale et Orientale, également au Kazakhstan et en Sibérie, entre 2008 et 2010. Ces archives sont nées de la volonté commune d’Alain Blum, Marta Craveri, tous deux chercheurs au CERCEC et Valérie Nivelon, journaliste et productrice à RFI de permettre aux survivants européens de la répression soviétique de témoigner.
À lire : 

- Déportés en URSS. Récits d’Européens au goulag, de Valérie Nivelon, Alain Blum et Marta Craveri, éditions Autrement, en partenariat avec RFI, le CNRS et le CERCEC.

Aug 07 2022

48mins

Play

Les voix du goulag (3/6)

Podcast cover
Read more
Retour sur une histoire méconnue, une histoire longtemps occultée par la guerre froide et la division de l’Europe en deux blocs, celui de l’Est et de l’Ouest… Tandis que les Alliés fêtaient la victoire contre les nazis en 1945, la Russie de Staline continuait de déporter des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants dans les camps et les villages du goulag. Des Européens pour qui Staline n’est pas un héros, mais un bourreau. Des Européens pour qui l’Union soviétique n’est pas la puissance libératrice, mais la puissance colonisatrice. 

Dès 1939 et jusqu’au début des années 50, des familles polonaises, hongroises, tchèques, allemandes, lituaniennes, ukrainiennes, estoniennes, lettones et roumaines sont arrachées de leur foyer et déroutées de leur destinée. Avec les chercheurs Alain Blum et Marta Craveri, nous avons entrepris de les rechercher, pendant cinq ans, pour les enregistrer et créer les Archives sonores du goulag*. Des récits de survie et de résistance à la répression, au froid et à la faim, des récits de jeunes adultes et d’enfants où sont mêlées les plus grandes peines, mais aussi parfois les plus grandes joies… « Une école amère », selon l’une des rescapées Klara Hartman.
Épisode 3 : Des enfances intenses

« Comment ont-ils pu m’envoyer là-bas ? », s’interroge Juliana Zarchi. Une question comme une obsession tout au long de son récit. Juliana est une enfant du goulag, petite fille lituanienne déportée par les Soviétiques avec sa maman en 1944, à la veille de ses six ans. En écoutant sa voix, nous avons voulu comprendre la singularité de son expérience enfantine, vécue par tous les enfants arrêtés avec leurs familles et rencontrés lors de notre enquête. Une expérience ambivalente, où la souffrance et la perte se conjuguent à la débrouille et à la découverte.
*Archives sonores du goulag

Cette série documentaire est réalisée dans le cadre du projet « ARCHIVES SONORES-MÉMOIRES EUROPÉENNES DU GOULAG © CNRS/RFI » : Les archives sonores du goulag sont le fruit d’une enquête sans précédent, menée par une équipe de 13 chercheurs de huit nationalités différentes, coordonnée par le CERCEC (Centre d’études des mondes russe, caucasien et centre-européen, CNRS/EHESS) en collaboration avec RFI. Plus de 160 témoignages, soit 300 heures de son dans 11 langues, ont été recueillis en Europe Centrale et Orientale, également au Kazakhstan et en Sibérie, entre 2008 et 2010. Ces archives sont nées de la volonté commune d’Alain Blum, Marta Craveri, tous deux chercheurs au CERCEC et Valérie Nivelon, journaliste et productrice à RFI de permettre aux survivants européens de la répression soviétique de témoigner.
À lire : 

- Enfants du Goulag, de Marta Craveri et Anne-Marie Losonczy aux éditions Belin

- Déportés en URSS. Récits d’Européens au goulag, de Valérie Nivelon, Alain Blum et Marta Craveri, éditions Autrement, en partenariat avec RFI, le CNRS et le CERCEC.

Jul 31 2022

48mins

Play

Les voix du goulag (2/6)

Podcast cover
Read more
Retour sur une histoire méconnue, une histoire longtemps occultée par la guerre froide et la division de l’Europe en deux blocs, celui de l’Est et de l’Ouest… Tandis que les Alliés fêtaient la victoire contre les nazis en 1945, la Russie de Staline continuait de déporter des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants dans les camps et les villages du goulag. Des Européens pour qui Staline n’est pas un héros, mais un bourreau. Des Européens pour qui l’Union soviétique n’est pas la puissance libératrice, mais la puissance colonisatrice. 

Dès 1939 et jusqu’au début des années 50, des familles polonaises, hongroises, tchèques, allemandes, lituaniennes, ukrainiennes, estoniennes, lettones et roumaines sont arrachées de leur foyer et déroutées de leur destinée. Avec les chercheurs Alain Blum et Marta Craveri, nous avons entrepris de les rechercher, pendant cinq ans, pour les enregistrer et créer les Archives sonores du goulag*. Des récits de survie et de résistance à la répression, au froid et à la faim, des récits de jeunes adultes et d’enfants où sont mêlées les plus grandes peines, mais aussi parfois les plus grandes joies… « Une école amère », selon l’une des rescapées Klara Hartman.
Épisode 2 : Face aux témoins

Dans ce deuxième épisode, nous revenons sur ce que notre enquête a apporté à la connaissance scientifique du goulag. De la connaissance d’une histoire soviétique nourrie par les archives et la littérature jusqu’à la réalité humaine des villages de relégation et sa dimension européenne. Le choc émotionnel du travail de terrain pendant cinq avec les témoins... les thématiques évidentes et celles qui sont apparues. Avec l’historienne du goulag Marta Craveri et le démographe de l’URSS Alain Blum, nous écoutons «La provocation d’Adam Chwalinski», «Les partis pris de Bogdan Klimtchak», «La fraternisation de Siegfried Gottschalk», «La mine de Andreï Ozerovski», «L’exclusion de Iaroslav Pogarski», et «Les chiffons de Stella Kowacz».
*Archives sonores du goulag

À lire : Déportés en URSS. Récits d’Européens au goulag, de Valérie Nivelon, Alain Blum et Marta Craveri, éditions Autrement, en partenariat avec RFI, le CNRS et le CERCEC.

«Déportés en URSS», dirigé par Alain Blum, Marta Craveri et Valérie Nivelon. En partenariat avec RFI, le CNRS et le CERCEC. © Éditions Autrement

Cette série documentaire est réalisée dans le cadre du projet «ARCHIVES SONORES-MÉMOIRES EUROPÉENNES DU GOULAG © CNRS/RFI» : Les archives sonores du goulag sont le fruit d’une enquête sans précédent, menée par une équipe de 13 chercheurs de huit nationalités différentes, coordonnée par le CERCEC (Centre d’études des mondes russe, caucasien et centre-européen, CNRS/EHESS) en collaboration avec RFI. Plus de 160 témoignages, soit 300 heures de son dans 11 langues, ont été recueillis en Europe Centrale et Orientale, également au Kazakhstan et en Sibérie, entre 2008 et 2010. Ces archives sont nées de la volonté commune d’Alain Blum, Marta Craveri, tous deux chercheurs au CERCEC et Valérie Nivelon, journaliste et productrice à RFI de permettre aux survivants européens de la répression soviétique de témoigner.

Jul 24 2022

48mins

Play

Les voix du goulag (1/6)

Podcast cover
Read more
Retour sur une histoire méconnue, une histoire longtemps occultée par la guerre froide et la division de l’Europe en deux blocs, celui de l’Est et de l’Ouest… Tandis que les Alliés fêtaient la victoire contre les nazis en 1945, l’Union soviétique continuait de déporter des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants dans les camps et les villages du goulag. Des Européens pour qui Staline n’est pas un héros, mais un bourreau. Des Européens pour qui l’Union soviétique n’est pas la puissance libératrice, mais la puissance colonisatrice. 

Dès 1939 et jusqu’au début des années 50, des familles polonaises, hongroises, tchèques, allemandes, lituaniennes, ukrainiennes, estoniennes, lettones et roumaines sont arrachées de leur foyer et déroutées de leur destinée. Avec les chercheurs Alain Blum et Marta Craveri, nous avons entrepris de les rechercher, pendant cinq ans, pour les enregistrer et créer les Archives sonores du goulag*. Des récits de survie et de résistance à la répression, au froid et à la faim, des récits de jeunes adultes et d’enfants où sont mêlées les plus grandes peines, mais aussi parfois les plus grandes joies… « Une école amère », selon l’une des rescapées Klara Hartman.
Épisode 1 : Face aux archives

Dans ce premier épisode, nous revenons sur l’expérience vécue par l’historienne Marta Craveri dans les archives soviétiques du Goulag en 1992. Nous évoquons la naissance du projet «Archives sonores du goulag»* avec Marta Craveri, Alain Blum, démographe passionné par la découverte du terrain et Valérie Nivelon, productrice de La marche du monde, à l’initiative de l’enregistrement des derniers témoins. Nous écoutons «La désillusion de Jan Bohdan», «Le tracteur de Juozas Miliautskas», «La leçon de Klara Hartman», «Le savoir-faire de Rimgaudas Ruzgys», «La taïga de Silva Linarte» et «La chance d’Henry Welch».

*Archives sonores du goulag

À lire : Déportés en URSS. Récits d’Européens au goulag, de Valérie Nivelon, Alain Blum et Marta Craveri, éditions Autrement, en partenariat avec RFI, le CNRS et le CERCEC).

Cette série documentaire est réalisée dans le cadre du projet «ARCHIVES SONORES-MÉMOIRES EUROPÉENNES DU GOULAG © CNRS/RFI» : Les archives sonores du goulag sont le fruit d’une enquête sans précédent, menée par une équipe de 13 chercheurs de huit nationalités différentes, coordonnée par le CERCEC (Centre d’études des mondes russe, caucasien et centre-européen, CNRS/EHESS) en collaboration avec RFI. Plus de 160 témoignages, soit 300 heures de son dans 11 langues, ont été recueillis en Europe Centrale et Orientale, également au Kazakhstan et en Sibérie, entre 2008 et 2010. Ces archives sont nées de la volonté commune d’Alain Blum, Marta Craveri, tous deux chercheurs au CERCEC et Valérie Nivelon, journaliste et productrice à RFI de permettre aux survivants européens de la répression soviétique de témoigner.

Jul 17 2022

48mins

Play

Ken Saro-Wiwa, l'esprit Ogoni

Podcast cover
Read more
Ken Saro Wiwa s’engage, dès les années 70, aux côtés de son peuple minoritaire au Nigeria, les Ogoni. Pour la défense de sa culture, contre l’exploitation de son pétrole par Shell. Mais ni Mandela, ni Soyinka ne réussiront à faire fléchir la dictature de Sani Abacha. Ken Saro-Wiwa sera pendu, le 10 novembre 1995, avec ses compagnons, le groupe des Ogoni 9. Un documentaire proposé par Moïse Gomis, à la rencontre de ceux qui ont accompagné la lutte de Ken Saro-Wiwa.

Une enquête menée au Nigeria, depuis Abuja, la capitale fédérale, jusqu’à Port Harcourt et les terres Ogoni, mais aussi à Lagos, pour rencontrer le prix Nobel de Littérature Wole Soyinka.

Le grand écrivain fait le récit de ses ultimes tentatives pour sauver Ken Saro-Wiwa, le fondateur du Mosop, le mouvement pour la survie du peuple Ogoni.

Une émission initialement diffusée le 13 décembre 2020.

Jul 10 2022

48mins

Play

Le 25ème anniversaire de la rétrocession de Hong Kong à la Chine

Podcast cover
Read more
30 juin 1997 : il pleut des cordes sur Hong Kong, le « port des parfums » comme on l’appelle en cantonais. Après 155 ans de présence, les Britanniques font leurs adieux à leur colonie... Le Prince Charles a fait le déplacement pour l’occasion. Les cérémonies de rétrocession de Hong Kong à Pékin s’achèvent au Palais des Congrès et exposition. Au 12ème coup de minuit -nous sommes alors le 1er juillet 97- Hong Kong n’est plus une colonie étrangère, elle devient une Région Administrative Spéciale de la Chine populaire. 25 ans après, quels souvenirs les habitants de Hong Kong gardent-ils de ce moment historique ?

Invité : Jean-François Huchet, chercheur, économiste spécialiste de l’Asie et de la Chine en particulier, président de l’INALCO, l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales, auteur de La crise environnementale en Chine. Évolutions et limites des politiques publiques, paru aux Presses de Sciences Po en 2016.

Reportage de Florence de Changy à Hong Kong et Adrien Simorre à Taiwan.

Jul 03 2022

48mins

Play

Irlande: les femmes dans l’ombre de l’IRA

Podcast cover
Read more
Il y a cent ans, en 1922, débutait la guerre civile irlandaise... Elle fera, en un an, entre 2 000 et 4 000 victimes et se soldera en 1923 par la défaite des nationalistes qui doivent se résigner à la partition de l’île entérinée par le traité de Londres. Un traité signé 3 ans plus tôt, en 1921, au terme d’une guerre d’indépendance marquée par des attentats et des opérations coup de poing de l’IRA, l’armée républicaine irlandaise, qui va obliger l’Angleterre à faire des concessions. 

Le traité anglo-irlandais officialise alors la création d’un État libre d’Irlande, membre du Commonwealth dont le Parlement doit prêter allégeance à la couronne britannique. Le Royaume-Uni, lui, garde les 6 comtés de l’Irlande du Nord. Le camp nationaliste se divise entre pro et anti-traité... la guerre civile éclate... Quel rôle a joué le Conseil des femmes - « Cumann na mBan » en gaélique- dans l’ombre de l’IRA, tout au long du combat pour la réunification de l’Irlande  ?   
Invitée : Lesley Lelourec, maîtresse de conférence et chercheuse en Civilisations britannique et irlandaise à l’Université Rennes 2, a publié « Northern Ireland after the Good Friday agreement : building a shared future from a troubled past », avec Grainne O'Keeffe-Vigneron, aux éditions Peter Lang.
Reportage de Laura Taouchanov à Dublin.

Jun 26 2022

48mins

Play

La ségrégation des soldats noirs dans l’armée américaine en 1939-45

Podcast cover
Read more
Ils ont participé à la Première comme à la Deuxième Guerre mondiale, en Europe et dans le Pacifique, tout en étant victimes de ségrégation raciale, considérés comme des soldats de seconde zone dont il fallait se méfier, méprisés ou humiliés par des officiers blancs imprégnés de préjugés... Au total, plus de 900 000 soldats noirs ont combattu dans les rangs de l’armée américaine pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a pourtant fallu attendre 1948 pour que le président Harry Truman ordonne par décret aux instances militaires de mettre fin à la ségrégation raciale : « Rien ne justifie, déclare-t-il alors, la discrimination en raison des ancêtres, de la religion, de la race ou de la couleur ». 

Cette date restera une étape importante dans l’histoire de l’armée américaine et dans la longue marche des soldats africains-américains vers l’égalité... 

Comment la guerre 1939-45 a-t-elle amené la question raciale au premier plan ? Quel impact a eu le conflit sur le mouvement des droits civiques ? Que s’est-il passé entre 1941 et 1945  à Fort Huachuca en plein désert de l’Arizona ? Ce laboratoire des relations interraciales dans l’armée américaines a-t-il fait bouger les lignes ?

Deux invités :

- Pauline Peretz, maîtresse de conférences à l’Université Paris 8-Vincennes Saint-Denis, directrice adjointe de l’Institut d’Histoire du Temps présent, a publié  « Une armée noire. Fort Huachuca, Arizona (1941-1945) », aux Éditions du Seuil, dans la collection l’Univers historique.

- Nicolas Martin Breteau, maître de conférence à l’Université de Lille, spécialiste de l’histoire des USA et de l’histoire africaine-américaine, a publié en 2020 aux éditions de l’EHESS « Corps politiques. Le sport dans les luttes des Noirs américains pour l’égalité depuis la fin du XIXe siècle ».

Jun 17 2022

48mins

Play

L’émigration portugaise 1960-1974: fuir la misère, la dictature et les guerres coloniales

Podcast cover
Read more
Entre 1957 et 1974, le Portugal se vide de ses habitants : plus d’un million et demi d’entre eux émigrent pour fuir la misère, la dictature de Salazar et les guerres coloniales à partir de 1961. Plusieurs centaines de milliers d'entre eux partent pour la France, en quête d’une vie meilleure. D’abord au début des années 1960, « a salto », littéralement en faisant le saut, de façon clandestine. Ils arrivent sans papiers et viennent grossir les bidonvilles boueux où s’entasse la main d’œuvre bon marché des Trente Glorieuses. 

Le réalisateur José Vieira raconte leurs histoires de vie de labeur et de sacrifice, à travers de nombreux documentaires dont le dernier, « Nous sommes venus », dresse un parallèle entre l'émigration qu’il a lui-même vécue avec ses parents, et celle de milliers d’Africains subsahariens qui traversent les frontières vers l’Europe, eux aussi dans la souffrance et en quête d’un avenir.
Participants :

- José Vieira, réalisateur de nombreux documentaires sur les migrations, et témoignages extraits de ses documentaires: Les gens du Salto – « La photo déchirée » et « Seixas » (2001) ; « Nous sommes venus » (2021).

⇒ Cinémathèque

- Victor Pereira, historien, actuellement à l’Institut d’histoire contemporaine de l’Université de Lisbonne

- Hugo Dos Santos, réalisateur et membre de l’association Mémoires Vives / Memorias Vivas (Extrait de son documentaire « Transit »)

- Fernando Cardoso et Antonio Barbosa Topa, déserteurs exilés des guerres coloniales portugaises, qui témoignent dans le livre « Exils », paru aux éditions Chandeigne (février 2022)

- Isabelle Ferreira, artiste, expose à la Galerie Maubert à Paris ses travaux à partir de « La photo déchirée », intitulés « 9 jours et une nuit ».

Archives INA.
(Rediffusion).

Jun 10 2022

48mins

Play

Sénégal: partager les archives, construire la mémoire

Podcast cover
Read more
Reportage à Dakar : construire son histoire, c’est avoir accès à ses archives écrites, sonores, audiovisuelles, populaires et se les réapproprier. C’est aussi sauvegarder son patrimoine audiovisuel qui s’abîme, partager ses archives, les rendre accessibles au public. Au Sénégal, un travail mémoriel est engagé avec tous les acteurs pour tenter de mettre en valeur ce patrimoine.

Participants :

- Ibrahima Wane, professeur de Littérature et de Civilisation africaines au Département de Lettres modernes de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) 

- Mamadou Diouf, historien sénégalais, spécialiste de l’Histoire coloniale, enseignant-chercheur à l’Université de Columbia (États-Unis)

- Baba Diop, journaliste cinéma sénégalais, membre du collectif MamiWata pour la restauration des archives 

- Ousmane Sene, directeur de la radio UCAD-FM

- Mohamed el Mounir Baro, chef de la Division Communication et Coopération à la Direction de la Cinématographie (DCI)

- Dieynaba Badji Ndiaye, responsable des archives vidéo de la Radio Télévision Sénégalaise (RTS)

- Marco Lena, directeur exécutif du FAASM (Fonds d’archives africain pour la sauvegarde des mémoires) et du collectif MamiWata

- Ndiouga Benga, enseignant-chercheur au Département d’Histoire de l’UCAD

- Étudiants en réalisation audiovisuelle à Ciné Banlieue Dakar et à l’UCAD.

Extraits d’archives audiovisuelles.
Remerciements :

- Direction de la Cinématographie du Ministère de la Culture et de la Communication du Sénégal

- Université Cheikh Anta Diop de Dakar

- Département des archives du Musée du Quai Branly-Jacques Chirac en France.

Jun 03 2022

48mins

Play

Colombie: une longue construction de la paix avec les Farc

Podcast cover
Read more
À la rencontre des grands témoins et acteurs du conflit entre l’État colombien et la guérilla des Farc, qui ont signé il y a près de 6 ans des accords de paix : Rodrigo Londoño, ex-chef des Farc, Sergio Jaramillo, un des négociateurs pour l’État colombien, et Bertha Lucía Fríes, victime d’un attentat perpétré par les Farc en 2003.

Ces accords de paix devaient mettre fin à plus de 50 années de guerre, un conflit sanglant qui a fait près de 300 000 morts, 80 000 disparus et plus de 7 millions de déplacés.

Ces accords en six points ont été signés à La Havane, le 24 août 2016, sous l’égide de Cuba et de la Norvège, puis à nouveau pour l’image le 26 septembre 2016 dans la ville de Carthagène, symbole de la résistance à la couronne espagnole.

Lors de cette cérémonie, le président Juan Manuel Santos appelait à ne plus faire la guerre et le chef des Farc Rodrigo Londoño, alias Timochenko, demandait pardon aux victimes.

Retour sur ces difficiles négociations, en cette année électorale cruciale pour la Colombie et alors que la paix n’est pas encore revenue dans les régions.
Invités :
Rodrigo Londoño (alias Timochenko ou Timoleón Jimenez dans les Farc) : dernier chef de la guérilla des Farc de 2011 à 2016. Candidat à la présidence en 2018 pour le parti « Force alternative révolutionnaire du commun »  devenu le Parti Comunes qu’il dirige. Sergio Jaramillo, ancien vice-ministre de la Défense entre 2006 et 2009, puis haut-commissaire à la Paix sous la présidence de Juan Manuel Santos. Il a été l’un des négociateurs de paix des accords de 2016 avec les Farc. Ambassadeur de Colombie à Bruxelles auprès de l’Union européenne et aujourd’hui haut conseiller auprès de l’Institut Européen de la Paix à Bruxelles Bertha Lucía Fríes, victime de l’attentat d’El Nogal à Bogota le 7 février 2003 perpétré par les FARC, partisane de la paix, très impliquée dans le processus de réconciliation. Juan José Lozano, co-réalisateur du film documentaire de fiction « Jungle Rouge » sur les derniers moments de Raul Reyes (ex numéro 2 des Farc) avant qu’il ne soit tué dans un bombardement de l’armée colombienne à la frontière de l’Équateur en 2008. Un film inspiré des plus de 10 000 mails retrouvés dans les ordinateurs de Raul Reyes.
(Rediffusion)

May 27 2022

48mins

Play

Marronnage: les Bushinengué de Guyane revendiquent leur histoire

Podcast cover
Read more
L’abolition de l’esclavage est célébrée depuis 1848 en France, mais pas le marronnage, la résistance à l’esclavage entre le XVIIè et le XIXè siècle. En Guyane, sur le continent américain, les Noirs Marrons ou Bushinengué ont fui les plantations du Surinam voisin où le système colonial était particulièrement cruel, pour se réfugier en forêt, le long du fleuve Maroni. Comment ces sociétés se sont-elles constituées, et comment se transmet aujourd’hui cette histoire du marronnage ?

À l’occasion de l’exposition « Marronnage, l’art de briser ses chaînes » à la Maison de l’Amérique Latine à Paris, artistes et historiens Boni nous éclairent sur leur passé et sur la transmission de leur culture aux jeunes générations.
⇒ lien vers la Maison de l’Amérique Latine où se déroule l’exposition.
Invités :
Jean Moomou, historien Boni, maître de conférences en Histoire à l’Université des Antilles, auteur de « Les marrons boni de Guyane : Luttes et survie en logique coloniale (1712-1880) », aux éditions Ibis Rouge (paru en 2013) Carlos Adaoudé, artiste tembé (tembéman) de Papaïchton Antoine Dinguiou, artiste tembé (tembéman) de Papaïchton Shirley Abakamofou, artiste tembé (tembéwoman) de Papaïchton, vit à Saint-Laurent du Maroni Geneviève Wiels, co-commissaire de l’exposition « Marronnage, l’art de briser ses chaînes » Thomas Mouzard, co-commissaire de l’exposition « Marronnage, l’art de briser ses chaînes » Jean-Marc Ayrault, ancien Premier ministre, président de la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage Hervé Télémaque, artiste peintre d’origine haïtienne.
En images

May 20 2022

48mins

Play

Dulcie September, militante de l’ANC assassinée à Paris

Podcast cover
Read more
Dulcie September, militante sud-africaine de l’ANC, le mouvement de Nelson Mandela, symbole de la lutte contre l’Apartheid, était une femme combattante, qui a consacré sa vie à dénoncer le régime ségrégationniste et violent de domination de la race blanche en Afrique du Sud. Un combat qu’elle a mené depuis la ville du Cap où elle est née en 1935, jusqu’à ses années d’exil à Londres et à Paris, convaincue que l’ANC remporterait la victoire.

Au début des années 80, Dulcie September demandait sans relâche aux puissances occidentales, dont la France, d’arrêter le commerce des armes avec l’Afrique du Sud  - pourtant sous embargo de l’ONU - et d’appliquer des sanctions pour isoler le régime.

Jusqu’à son assassinat, le 29 mars 1988, à Paris. Elle avait 52 ans. Un crime qui n’a jamais été élucidé à ce jour, 34 ans après. 

Qui était Dulcie September ? Qui l’a tuée en plein cœur de Paris et pourquoi ? C’est la question que pose le film documentaire « Murder in Paris », d’Enver Samuel. Le mystère reste entier, mais sa famille tente de faire rouvrir le dossier en France.

Evelyn Groenink « Incorruptible, the story of the murders of Dulcie September, Anton Lubowki and Chris Hani ».
Invités :

- Enver Samuel, réalisateur du film documentaire sur Dulcie September « Murder in Paris » (Meurtre à Paris) inspiré de l’enquête de la journaliste néerlandaise

- Jacqueline Dérens, ancienne militante anti-apartheid proche de Dulcie September lors de son exil à Paris, auteure de « Dulcie September, Une vie pour la liberté », aux éditions Non Lieu – Mairie d’Arcueil

- Randolph Arendse, beau-frère de Dulcie September

- Clement Arendse, neveu de Dulcie September.
(Rediffusion)

May 13 2022

48mins

Play

Portugal 1960-1974: fuir la misère, la dictature et les guerres coloniales

Podcast cover
Read more
Entre 1957 et 1974, le Portugal se vide de ses habitants : plus d’un million et demi d’entre eux émigrent pour fuir la misère, la dictature de Salazar et les guerres coloniales à partir de 1961. Plusieurs centaines de milliers de Portugais partent pour la France, en quête d’une vie meilleure. D’abord au début des années 1960, « a salto », littéralement en faisant le saut, de façon clandestine. Ils arrivent sans papiers et viennent grossir les bidonvilles boueux où s’entasse la main d’œuvre bon marché des Trente Glorieuses qui reconstruira le pays.

Le réalisateur José Vieira raconte leurs histoires de vie, de labeur et de sacrifice, à travers de nombreux documentaires dont « Nous sommes venus », dans lequel l’émigration qu’il a lui-même vécue avec ses parents en 1965, fait écho à celle que vivent aujourd’hui dramatiquement des milliers d’Africains sub-sahariens qui traversent les frontières vers l’Europe, eux aussi dans la souffrance et en quête d’un avenir.
Participants :

- José Vieira, réalisateur de nombreux documentaires sur les migrations, et témoignages extraits de ses documentaires: Les gens du Salto – « La photo déchirée » et « Seixas » (2001) ; « Nous sommes venus » (2021).

⇒ Cinemeteque

- Victor Pereira, historien, actuellement à l’Institut d’histoire contemporaine de l’Université de Lisbonne

- Hugo Dos Santos, réalisateur et membre de l’association Mémoires Vives / Memorias Vivas (Extrait de son documentaire « Transit »)

- Fernando Cardoso et Antonio Barbosa Topa, exilés déserteurs des guerres coloniales portugaises, qui témoignent dans le livre « Exils » paru aux éditions Chandeigne (février 2022)

- Isabelle Ferreira, artiste, expose à la Galerie Maubert à Paris ses travaux à partir de « La photo déchirée », intitulés « 9 jours et une nuit ».

Archives INA.

May 06 2022

48mins

Play

1936-1938: les acquis sociaux sur fond de guerre, illustrés par Willy Ronis

Podcast cover
Read more
Mai 1936 : plus de 2 millions d’ouvriers, d’employés et même de cadres se mettent en grève et occupent leurs lieux de travail dans toute la France. Le Front populaire qui réunit les trois principaux partis de gauche vient de remporter les élections législatives, avec à sa tête le socialiste Léon Blum qui ne prendra ses fonctions qu’un mois plus tard, en juin 1936.

Après la grande crise de 1929 et la forte mobilisation pour contrer la montée de l’extrême droite, les ouvriers réclament de meilleures conditions de travail et mettent la pression sur le gouvernement tout juste élu. Des négociations avec le patronat aboutissent en juin 1936 à la signature des accords de Matignon qui accordent des avancées sociales inédites. Une période euphorique alors que la Guerre d’Espagne éclate et que les prémices de la Seconde Guerre Mondiale sont là. Le photographe Willy Ronis a immortalisé ces batailles ouvrières. Plongée dans ses clichés des grandes grèves des années 1936 et 1938, avec l’historien Tangui Perron qui publie aux éditions de l’Atelier l’histoire incroyable d’une photographie : « Rose Zehner et Willy Ronis, naissance d’une image ».
Invité : Tangui Perron, spécialiste des rapports entre mouvement ouvrier et cinéma, chercheur associé au Centre d’histoire sociale et des mondes contemporains (Paris I et CNRS)

Archives radiophoniques INA

Extraits du documentaire « Un voyage de Rose », de Patrick Barbéris (1982).

Archives cinématographiques : Ciné-Archives, fonds audiovisuel du PCF et du mouvement ouvrier

- «La Vie est à nous» (dir. Jean Renoir, 1936)

- «Grèves d'occupations» (collectif Ciné-Liberté, 1936)

- «Les Métallos» (Jacques Lemare, 1936).

Apr 29 2022

48mins

Play

iTunes Ratings

6 Ratings
Average Ratings
6
0
0
0
0