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Society & Culture

Bonjour l'Europe

Updated 21 days ago

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Chaque jour, un correspondant de RFI en Europe raconte la société de son pays. Les Britanniques abolissent la chasse à courre, les Belges légalisent l’euthanasie active, les Russes organisent une foire de millionnaires… si l’Europe se mondialise, elle entretient aussi sa diversité. Les uns ouvrent la voie, les autres font de la résistance ; les uns se vantent de conserver leurs traditions, les autres se coulent dans le moule. Diffusions : Lu à Ve à 07h45. We à 07h34.   Retrouvez les sujets traités par cette émission sur RFI SAVOIRS = http://savoirs.rfi.fr/

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Chaque jour, un correspondant de RFI en Europe raconte la société de son pays. Les Britanniques abolissent la chasse à courre, les Belges légalisent l’euthanasie active, les Russes organisent une foire de millionnaires… si l’Europe se mondialise, elle entretient aussi sa diversité. Les uns ouvrent la voie, les autres font de la résistance ; les uns se vantent de conserver leurs traditions, les autres se coulent dans le moule. Diffusions : Lu à Ve à 07h45. We à 07h34.   Retrouvez les sujets traités par cette émission sur RFI SAVOIRS = http://savoirs.rfi.fr/

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Bonjour l'Europe

Latest release on Jun 21, 2020

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Updated by OwlTail 21 days ago

Rank #1: Bonjour l'Europe - Turquie: le chantage d’Erdogan sur l’Europe pour obtenir son soutien en Syrie

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Le président Recep Tayyip Erdogan continue de mettre la pression sur l’Europe pour obtenir son soutien en Syrie, où plus de 50 soldats turcs ont été tués en février dans la région d’Idleb. Ainsi, depuis la fin de la semaine dernière, Ankara a décidé de ne plus empêcher les migrants présents sur son territoire de se rendre à la frontière avec la Grèce. Mais qu'en est-il exactement ?
De notre correspondante en Turquie.

Le chef de l’État turc a dernièrement affirmé que des « centaines de milliers » de migrants s’étaient déjà dirigés vers l’Europe et qu’ils seraient bientôt « des millions ». Mais lundi, aux abords de la frontière gréco-turque, on ne constatait pas un tel afflux. Les chiffres avancés par la Turquie sont à l’évidence fantaisistes.

Les chiffres turcs sont invraisemblables

Ce week-end, les Nations unies avaient compté environ 15 000 migrants présents le long de la frontière terrestre. On peut effectivement parler de milliers de personnes qui attendent sur place, et le gouvernement grec affirme lui aussi avoir empêché des milliers de personnes d'entrer sur son territoire. Une chose est sûre, ils ne passent pas par la route. Les postes-frontières côté grec sont fermés.

Les migrants attendent dans un no man’s land où les garde-frontières turcs les ont laissés entrer, mais où les forces grecques tirent des grenades lacrymogènes et utilisent des canons à eau pour les repousser. Leur seul espoir, c’est le fleuve Evros, qui sépare la Turquie et la Grèce. Mais les abords du fleuve sont quadrillés par l’armée grecque, qui tire régulièrement en l’air pour décourager les passages et intercepte une grande partie de ceux qui font la traversée... avant de les renvoyer par la frontière terrestre. Bien sûr, certains parviennent à passer entre les mailles du filet, mais ils ne sont certainement pas des « centaines de milliers ».

Le président Erdogan parle à ses électeurs

La Turquie a intérêt à gonfler ses bilans. D’abord, en donnant l’impression que les frontières sont grandes ouvertes, Ankara veut convaincre le plus grand nombre possible de migrants de prendre la route de l’exil, pour créer de toutes pièces l’afflux migratoire espéré. Et ainsi exercer une pression maximale sur l’Union européenne.

Mais ces chiffres brandis par Ankara et martelés dans les médias ont un autre destinataire : l’opinion publique turque. Recep Tayyip Erdogan estime que la présence, extrêmement impopulaire, de millions de réfugiés lui a coûté les plus grandes villes aux élections locales de l’an dernier. Le départ supposé de centaines de milliers d’entre eux et son intransigeance face à l’Europe pourrait contribuer – espère-t-il – à redorer son image.

Les migrants sont pris au piège de ce bras de fer turco-européen

Oui et beaucoup en ont conscience. Ceux que j’ai rencontrés lundi étaient sur place depuis plusieurs jours. Ils étaient arrivés en espérant pouvoir entrer immédiatement en Europe. C’est ce que leur avaient fait miroiter les autorités turques, qui ont d’ailleurs affrété des cars gratuitement depuis Istanbul jusqu’à la frontière grecque.

Une fois sur place, les migrants ne savent pas où aller, par où passer, qui croire… Beaucoup racontent qu’ils n’ont plus d’espoir... mais qu’ils n’ont plus assez d’argent pour rebrousser chemin. Ils sont bloqués, littéralement, dans cet entre-deux incertain.

► À lire aussi : Au point de passage turc de Pazarkule, les migrants pris au piège

Mar 03 2020

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Rank #2: Bonjour l'Europe - Italie: les conséquences terribles du coronavirus

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Une semaine après la découverte des premiers cas de transmission du Covid-19 entre Italiens, l’Italie est devenue le pays d’Europe le plus affecté par le virus. À ce jour, 650 cas de contamination, 17 décès et 45 guérisons ont été enregistrés.

L'Italie se réveille comme un pays sous le choc. Un pays en plein combat pour freîner l'épidémie, particulièrement virulente en Lombardie, en Vénétie et en Émilie-Romagne. Dans d'autres régions, dont la Ligurie, le Piémont, la Toscane, la Campanie, la Sicile et les Pouilles, des cas positifs aux tests ont été récemment enregistrés. Onze communes du Nord restent placées en quarantaine pour encore 7 jours minimum.

Toujours dans le Nord, mais aussi à Naples et Palerme, les écoles sont fermées, tout comme les universités. De Milan à Turin, en passant par Venise et Padoue, les musées, théâtres et cinémas restent aussi fermés. De plus, toutes les manifestations culturelles et sportives, tous les congrès et salons sont annulés ou reportés.

Par ailleurs, la Protection civile continue de dresser des tentes de triage médical à l’extérieur des hôpitaux des grandes villes, dont Rome, pour se préparer à un éventuel afflux. Ce qui a tendance à suralimenter la peur, la psychose.

Les autorités changent leur fusil d'épaule

Le mantra du gouvernement c’est : « Pas d’alarmisme, nous sommes plus forts que le coronavirus ». Et la nouveauté de ces dernières heures, c’est la manière de communiquer les cas de contamination. Désormais ils sont scindés en deux. Avec d’un côté le nombre de patients hospitalisés ou décédés, présentés comme cas « confirmés ». Et de l’autre, le nombre de personnes dont les conditions de santé ne sont pas jugés graves. Objectif : rendre les bilans moins inquiétants. Le matin du 28 février, les radios et télévisions annoncent : « 45 guérisons, 650 cas de contagion mais seulement 282 certifiés par l’Institut Supérieur de Santé. »

► À lire aussi : « Les chefs d'État africains doivent prendre la menace du coronavirus au sérieux »

Des conséquences économiques désastreuses

Toute l'économie du pays est touchée. D'autant que la Lombardie et la Vénétie sont les régions les plus riches et les plus productives, les moteurs de l'Italie. Le secteur du tourisme, par exemple, qui représente 12 % du PIB italien et emploie plus d'un million de personnes, est particulièrement touché. Selon la Fédération des hôteliers, les annulations de réservations pour mars, avril et mai s'étendent à toute la péninsule. À Milan, comme à Turin et Rome, elles atteignent 80 %.

Le gouvernement a promis des mesures d'aide aux entreprises et aux travailleurs au chômage technique, notamment ceux placés en quarantaine. Le paiement des taxes et impôts va être momentanément suspendu. Pour les autres mesures, il faut attendre les détails du nouveau décret-loi qui devrait être adopté ces prochains jours. Mais l'Italie, qui est le « surveillé spécial » de Bruxelles en raison de sa dette excessive, risque vraiment la récession.

Feb 28 2020

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Rank #3: Bonjour l'Europe - Pourquoi le Royaume-Uni renationalise ses chemins de fer ?

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Ce dimanche 1er avril entre en vigueur la nationalisation partielle des chemins de fer en Grande-Bretagne. C’est la deuxième fois en deux ans que le gouvernement prend une telle décision, cette fois-ci cela concerne le réseau dans le Nord de l’Angleterre.

de notre correspondante à Londres, Elodie Goulesque

Cette nationalisation s'explique parce que les compagnies privées comme Virgin train East Coast nationalisée en 2018 ou Northern qui devient publique aujourd’hui ne parviennent pas à assurer un service suffisamment bon. Retards, annulations ou problèmes d’infrastructures, le réseau ferroviaire britannique est souvent critiqué au Royaume-Uni. Il y a même un site internet qui permet de savoir quel est le pourcentage de chance pour un retard de votre train. Le calcul est basé sur des données recueillies entre janvier 2019 et janvier 2020 de plus de 2 500 gares à travers le pays. Par exemple si vous prenez un train à Manchester et il y a 50, 6 % de chance pour que vous ayez du retard. Autre explication, le coût des billets trop élevés selon les usagers. D’après un sondage de l’institut Yougov, 56% des Britanniques se disent en faveur d’une nationalisation.

Les chemins de fer ont toujours été privés au Royaume-Uni ?

Dans les années 1990, le gouvernement de John Major décida de privatiser le réseau ferroviaire. L’idée à l’époque était d’apporter une meilleure qualité de service à cause de la concurrence. Auparavant, de 1948 à 1997, c’était une seule et même entité qui gérait tout le réseau ferroviaire, la British Rail et c’est notamment à cette époque que le train à vapeur a été remplacé par des trains roulant au diesel ou à l’électrique. Mais après 1997, année de la privatisation, l’ensemble du réseau a été dispatché et il y a maintenant 27 compagnies différentes qui se partagent le réseau ferroviaire britannique et c’est bien là le problème. Le réseau est segmenté, géré et entretenu par toutes ces différentes entreprises avec une vision individuelle plutôt que globale du réseau.

Deux parties du réseau ont déjà été nationalisées en deux ans. Le gouvernement de Boris Johnson a-t-il prévu de continuer et nationaliser à nouveau l’intégralité des chemins de fer ?

Comme en France, le sujet des transports et notamment des trains est très pris à cœur par les Britanniques, qui en font un sujet très politique. C’était d’ailleurs une idée au cœur du programme du parti travailliste de Jeremy Corbyn et Boris Johnson reprend l’idée à sa façon.

Le Premier Ministre souhaite mettre en place une réforme afin de créer une seule et unique entité pour gérer le réseau. Si son nom n’est pas encore connu, l’idée serait en fait que les opérateurs ne reçoivent de bénéfices sur leurs ventes uniquement s’ils peuvent garantir certains critères de satisfaction en terme de ponctualité et de service client. A l’heure actuelle, les bénéfices rentrent quelle que soit la qualité du service.

Dans les grandes lignes, Boris Johnson propose une semi nationalisation où l’Etat a le contrôle et les revenus mais en redistribuant les bénéfices aux compagnies ferroviaires qui obtiennent de bonnes performances. Mieux gérer les transports pour éviter que des zones soient défavorisés, c’est aussi le cheval de bataille de Boris Johnson qui souhaite notamment mieux desservir le nord de l’Angleterre. Pourquoi le Nord ? parce que c’est justement là qu'il a obtenu le plus de voix et récupéré des sièges de l’opposition lors des élections de décembre dernier.

Mar 01 2020

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Rank #4: Bonjour l'Europe - Hongrie: controverse autour du nouveau programme scolaire

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La publication d’un nouveau programme scolaire suscite une vive polémique à Budapest. L’Union démocratique des pédagogues, le principal syndicat enseignant, appelle à une manifestation ce dimanche 23 février, dans la capitale hongroise. Ce nouveau programme sera valable à partir de la rentrée prochaine et il provoque une levée de boucliers.

de notre correspondante à Budapest,

Ce programme suscite l'hostilité des enseignants avant tout parce qu’il inclut une liste d’écrivains à étudier obligatoirement, mais aussi en raison de la nature de certains des écrivains retenus. Certes sur cette liste, on trouve George Orwell, l’auteur du célèbre « 1984 ». Mais le prix Nobel de littérature, l’écrivain juif hongrois Imre Kertész a été retiré de la liste. En revanche, on y trouve désormais des auteurs discutables. Par exemple le Hongrois Albert Wass, qui offre peu d’intérêt du point de vue littéraire et qui est surtout raciste et antisémite. Pour cette raison, Wass a toujours été l’emblème de l’extrême droite hongroise.

La liste inclut aussi Ferenc Herczeg, fervent admirateur de Mussolini, et Jozsef Nyiro, grand admirateur de Goebbels et membre de la direction du parti pro nazi hongrois. Le cas de Nyiro est un peu particulier, car il est considéré comme un bon écrivain. Il a écrit des romans bucoliques que beaucoup de familles ont dans leur bibliothèque, et dans lesquels ses idées nazies n'apparaissent pas. Le problème est que le gouvernement de Viktor Orban a réhabilité l’homme, pas l’écrivain. En 2012, le gouvernement avait organisé une cérémonie en grande pompe pour le transfert des cendres de Jozsef Nyiro. Une initiative qui en avait choqué beaucoup. Le prix Nobel de la paix, Elie Wiesel, avait d’ailleurs rendu, en signe de protestation, une décoration qu’il avait reçue du gouvernement hongrois.

Comment le gouvernement justifie-t-il la présence de ces auteurs controversés dans le nouveau programme scolaire ?

Selon le ministre de l'Éducation, Miklos Kasler, « la nouvelle génération doit bénéficier de programmes contenant des valeurs européennes et hongroises ». De manière générale, la droite hongroise estime que la gauche et les libéraux ont toujours dominé la culture et l’éducation, que jusqu’ici sur les listes de lecture, on trouvait surtout des écrivains de gauche, et qu’il faut rééquilibrer tout cela. Et un porte-parole du gouvernement a expliqué que ce programme national avait été élaboré par les meilleurs experts.

Quelle est la marge de manoeuvre des enseignants ?

Les professeurs de littérature pourront consacrer 20 % de leur temps aux auteurs de leur choix. Mais en général les programmes scolaires sont très directifs. Par exemple, les professeurs de chimie devront expliquer aux élèves, films à l’appui, comment fonctionne la distillation de l’eau-de-vie. Il faut dire que le gouvernement Orban a donné à chaque famille le droit de distiller de l’alcool pour sa consommation personnelle. Distiller de l’alcool, c’est presque un acte patriotique !

Selon de nombreuses associations d’enseignants, le programme scolaire est trop imprégné de nationalisme et d’idéologie. Sur les réseaux sociaux, certains professeurs postent la même devise : « Je n’enseignerai pas le fascisme . »

Feb 23 2020

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Rank #5: Bonjour l'Europe - Disgrâce de Vladislav Sourkov, le «cardinal gris» de Poutine pour l’Ukraine et la Géorgie

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C’est officiel, Vladislav Sourkov, l’aide du président russe pour l’Ukraine et les conflits sécessionnistes de Géorgie, a été démis de ses fonctions, le 18 février. Après sept ans passés à gérer le conflit dans le Donbass, c’est-à-dire à y défendre les intérêts de Moscou au moyen des armes lourdes et de techniques de guerre hybride, le « cardinal gris » du Kremlin est mis sur la touche.

de notre correspondant régional,

Le départ de M. Sourkov est important parce qu’il est celui qui a mis en forme les décisions politiques de Vladimir Poutine de créer des conflits dans certaines ex-républiques soviétiques. Soit il a « géré » la politique de ces régions -on pense à l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud, en Géorgie, qui ont fait sécession au début des années 1990-, soit il a été le maître à penser de la façon de créer un conflit pour arriver aux fins du Kremlin, à savoir se donner des leviers d’influence sur les républiques qui veulent échapper à son emprise géopolitique. Comme l’Ukraine, la Géorgie ou la Moldavie.

Dans le Donbass, l’Est minier de l’Ukraine, cette stratégie a provoqué la mort de 13.000 personnes en six ans de conflit.

Un changement de politique du Kremlin dans le Donbass en perspective?

Le départ de Vladislav Sourkov a été motivé officiellement par un « un changement de cours, politique, en Ukraine ». Rien n’indique qu’il s’agit d’un changement d’objectifs, même si certains observateurs se demandent si, pour faire lever les sanctions occidentales contre elle, la Russie ne serait pas prête à certains compromis.

Notons que Vladislav Sourkov est remplacé par Dmitry Kozak, qui était jusque fin janvier vice-Premier ministre et qui vient d’intégrer l’Administration présidentielle, le véritable siège du pouvoir russe.

M. Kozak sert le même homme que Sourkov, le maître du Kremlin. Il a d’ailleurs déjà travaillé sur les conflits régionaux comme celui de Transnistrie, la région séparatiste de Moldavie, où il y a une quinzaine d'années il avait mené une action pas très différente de celle de M. Surkov.

Pourquoi Kozak plutôt que Sourkov ?

Parce que ce dernier a montré, depuis deux ans, qu’il avait su tirer les conséquences de son échec en Moldavie et su changer de méthode du moins. Dans une interview récente, il relève qu’il ne faut pas proposer de fédéralisation de la Moldavie, où la région séparatiste disposerait d’un droit de veto sur ses grandes orientations stratégiques…

Mais le terme étant impossible à faire accepter à la population moldave, M. Kozak suggère de parler de statut « spécial » pour certaines régions, et surtout de ne pas œuvrer en secret, mais ouvertement avec les pouvoirs et les populations concernés, et sur la base d’une négociation avec les grandes puissances intéressées. États-Unis, Europe…

Et cela a permis à Moscou de plutôt arriver à ses fins en 2019 en Moldavie.

Quid des conflits géorgiens ?

Les régions sécessionnistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud n’ont pas été confiées à M. Kozak. Le plus probable est que Moscou continuera à « gérer » ces conflits, qui sont gelés, comme avant, sachant que les dirigeants de ces provinces sont… déjà complètement dans les mains des Russes.

Feb 22 2020

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Rank #6: Bonjour l'Europe - Pologne: les médias au détriment de la santé publique ?

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En Pologne, les députés du parti Droit et Justice ont préféré rallonger le budget de la télévision et de la radio publique plutôt que celui de la lutte contre le cancer. Le système de santé, mal en point dans le pays, encaisse un nouveau coup dur.

de notre correspondant à Varsovie,

Depuis le vote de cette rallonge budgétaire, le 13 février, la polémique ne fait qu'enfler en Pologne. Car le choix des députés du parti Droit et Justice est de donner davantage d'argent à « des mensonges, des calomnies, des manipulations », comme le décrivent les membres de l'opposition.

Depuis leur reprise en main, fin 2015, la télévision et la radio publiques sont considérées par de nombreux experts comme des canaux de propagande pour le pouvoir en place. Lors du vote, à la Diète, le parlement polonais, de ces 2 milliards de zlotys supplémentaires, l’opposition a crié au scandale, répétant le mot « Hanba ! », « Honte » à la députée qui a défendu à la tribune ce financement.

De plus, le comportement de l’élue a grandement alimenté la polémique. Après son discours, Joanna Lichocka a adressé un doigt d’honneur en direction des parlementaires de l’opposition.

Une provocation inédite en Pologne

Lichocka s’est excusée pour son geste, mais assure avoir en fait voulu enlever quelque chose de son œil puis de sa joue, avec son majeur. Une explication jugée peu crédible lorsqu'on regarde les images vidéo de l’hémicycle.

L’opposition s’est immédiatement saisie de ce geste, déclarant qu’il était aussi adressé à l’ensemble des Polonais malades du cancer. Eux, n’auront pas droit à 2 milliards de zlotys supplémentaires pour lutter contre leur maladie.

Des programmes de recherche et de lutte contre le cancer dans le besoin

Un chiffre et un paradoxe illustrent ce manque de financement. La Pologne enregistre moins de cas de cancer que d'autres pays européens, mais le taux de mortalité y est beaucoup plus élevé. Un peu plus de 200 Polonais sur 100 000 meurent du cancer. Les Polonais ont moins de chance de survie que les Allemands, les Français ou les Espagnols, par exemple.

En cause, des examens radio, comme les IRM, effectuées trop tard, car trop chers. Les hôpitaux manquent d’argent aussi pour déterminer précisément l’état d’avancée de la maladie et proposer le traitement le plus adapté.

Un programme de financement de l’oncologie a été adopté par le gouvernement. Il prévoit d’investir 450 millions de zlotys par an d’ici 2023. Ce montant est un peu moins élevé que la rallonge budgétaire accordée aux médias publics.

La santé au cœur de la campagne présidentielle

Le premier tour de l'élection présidentielle aura lieu le 10 mai prochain. Il y a quelques jours, la candidate du principal parti d'opposition s'est rendue dans un hôpital du sud-est du pays, en grande difficulté. Dans le même temps, le président sortant, Andrzej Duda, lui, était en meeting avec ses partisans.

Pour la candidate de l'opposition, c'est un bon coup de communication. Duda a, quant à lui, la fameuse loi polémique sur son bureau. Va-t-il la promulguer et accorder ces 2 milliards de zlotys supplémentaires aux médias publics ? Ou va-t-il mettre son veto ?

Feb 24 2020

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Rank #7: Bonjour l'Europe - Autriche: à Vienne, une application mobile récompense les trajets propres

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La capitale autrichienne a lancé ce mercredi 26 février une phase de test pour une application mobile pas comme les autres. Elle permettra aux habitants qui se déplacent à l'aide de moyens de transport propres, d'obtenir gratuitement des billets de spectacle ou des tickets de musée.

Le principe de cette application est assez simple. Après l'avoir téléchargée, lors de vos trajets quotidien, au lieu de prendre la voiture, vous devez vous déplacer en transport en commun, en vélo ou à pied. Un système de traçage reconnaîtra le mode de transport utilisé et seront ainsi calculées les économies de CO2 que vous avez réalisées en favorisant un moyen de transpot plus propre. Ce sont ces économies de CO2 qui vous donnent droit, passé un certain seuil, à des jetons Culture, lesquels pourront ensuite être échangés contre des billets de spectacle ou des tickets de musée.

Pour l'instant, l'application est en phase de test auprès de 1 000 utilisateurs. Mais si l'essai est concluant, elle sera proposée au grand public dès l'automne prochain. 4 institutions culturelles viennoises participent à cette période de test mais au moins 9 autres seraient d'ores et déjà intéressées pour être associées au projet, notamment le célèbre Musée du Belvédère.

Réduire l'usage de la voiture dans la capitale

Sur ce point, Vienne est déjà dans une bonne dynamique puisque le nombre de cartes annuelles de transport dépasse celui des voitures. Ce mois-ci, la compagnie qui gère les transports en commun viennois a d'ailleurs annoncé que 852 000 personnes détenaient une carte d'abonnement, un record dans cette capitale qui compte 1,9 millions habitants. La ville de Vienne veut donc encourager ce mouvement, un signal important pour la municipalité gérée par les sociaux-démocrates et les Verts, alors que des élections municipales doivent se tenir cet automne.

► À lire aussi : Vienne, ville la plus agréable à vivre au monde

Une particularité autrichienne

Mais cette volonté de changer les habitudes de transports des citoyens ne se limite pas à la capitale autrichienne. C'est aussi l'un des objectifs des Verts au niveau national. Les écologistes sont, depuis janvier dernier, au pouvoir dans une coalition inédite avec les conservateurs. Et dans le programme gouvernemental, ils affichent des ambitions sur cette question. Une des réformes emblématiques est la mise en place d'une carte qui ne coûterait que 3 euros par jour pour emprunter les transports en commun dans toute l'Autriche.

Le gouvernement veut également faire passer la part des déplacements à vélo de 7 % à 13 % d'ici 2025, ou encore augmenter l'écotaxe sur les billets d'avion. Autant de projets dont la mise en œuvre est très attendue et sera scrutée par les défenseurs du climat.

Feb 27 2020

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Rank #8: Bonjour l'Europe - En Sibérie, Krasnoïarsk étouffe sous son «ciel noir»

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En Russie, Krasnoïarsk est une ville sibérienne de plus d’un million d’habitants dont la réputation est peu engageante : elle est l’une des plus polluées du pays. Ces dernières années, ses habitants tentent par tous les moyens d’alerter sur la situation écologique locale. Ils étaient encore plusieurs centaines à manifester ce samedi 29 février pour exiger des mesures d’urgence.

de notre correspondant à Moscou, Etienne Bouche

À Krasnoïarsk, les habitants expliquent que les jours de « ciel noir », ils ne peuvent tout simplement pas ouvrir leurs fenêtres. Il faut savoir que Krasnoïarsk se situe dans une cuvette or la ville possède deux centrales de charbon, une centrale électrique et une usine d’aluminium. Lorsqu’il n’y a pas de vent, elle se retrouve sous le smog. Lorsque le niveau de pollution est jugé trop élevé, les autorités locales mettent en place un régime spécial qui impose des consignes particulières et restrictions, notamment dans le milieu scolaire. Il ne s’agit pas d’épisodes exceptionnels puisque cumulés, ils peuvent représenter jusqu’à deux mois par an.

Cette pollution n’est pas un phénomène nouveau, mais elle a été particulièrement commentée ces derniers jours

Car la ville sibérienne a enregistré un pic de pollution exceptionnellement haut. C’était le 17 février à 15h, le régime « ciel noir » était en vigueur. La société suisse IQAir, qui publie un index de la qualité de l’air dans le monde en temps réel, a placé temporairement Krasnoïarsk en tête des villes les plus polluées, devant Bombay et Dacca. Quelques jours plus tard, les habitants de Krasnoïarsk ont reçu un soutien médiatique de taille : celui de Greta Thunberg qui a diffusé une photo sur son compte Twitter. Enfin, un journaliste russe s’est emparé du sujet en a fait un film de 50 minutes diffusé jeudi sur YouTube. La vidéo a déjà été visionnée plus d’un million de fois.

Et quelle est l’attitude des autorités à l’égard de cette situation ?

Elle commence à changer. Il y a encore quelques années, le gouverneur de la région niait tout simplement la réalité. Aujourd’hui, les autorités reconnaissent le problème même si elles préfèrent généralement ménager les industries lourdes et rendre responsable la circulation routière. Krasnoïarsk est certes le 3e parc automobile du pays, ce qui n’est pas de nature à améliorer l’écologie. La ville a été incluse dans un plan national consacré à la qualité de l’air. Le pouvoir ne peut plus se permettre de fermer les yeux puisqu’avec l’influence croissante des réseaux sociaux, ce type de cas peut désormais parvenir à la connaissance du plus grand nombre. Contre l’inertie des pouvoirs publics, la population russe se cherche des relais médiatiques et les réseaux sociaux contribuent, à leur manière, à la formation de la société civile.

Mar 02 2020

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Rank #9: Bonjour l'Europe - Espagne: une nouvelle table des négociations pour Madrid et les indépendantistes

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En Espagne, des mois après leur annonce, les négociations entre le gouvernement central, dirigé par le socialiste Pedro Sanchez, et le gouvernement sécessionniste régional, mené par Quim Torra, vont finalement voir le jour. Ce cadre est fondamental pour trouver un terrain d'entente entre les deux camps, car de cette entente dépend le futur politique du pays. Une première rencontre a lieu ce mercredi 26 février.

Cette « Mesa de negociación » ou « table des négociations », comme on dit en Espagne, était une promesse électorale dePedro Sanchez. Le socialiste a gagné les élections de novembre et a pu former un gouvernement grâce à l’abstention des indépendantistes catalans. Mais en échange, ces derniers ont exigé un processus de négociation pour, disent-ils, régler le conflit catalan. D’où l’importance de cette rencontre. Si en effet les séparatistes de Catalogne n’en sont pas satisfaits, alors ils ont dit qu’ils ne voteraient pas le budget annuel des socialistes. Ce qui dans la pratique veut dire que le gouvernement Sanchez ne tient que sur un fil.

Trouver un accord

Ce processus doit déboucher selon les deux parties sur des solutions. Or, c’est là que tout se complique. En effet, du côté des socialistes, on peut certes discuter de davantage de pouvoir fiscal pour la Catalogne, et aussi d’autres prérogatives. Mais pas question de négocier ce que les indépendantistes catalans voient comme une priorité : l’exercice du droit à l’autodétermination par la population catalane et d’autre part, l’amnistie pour les neufs leaders séparatistes qui ont écopé de peines de prison allant de 9 à 13 ans pour sédition. C’est-à-dire pour avoir violé les lois au moment de déclarer l’indépendance en octobre 2017.

Sanchez en difficulté

Si les Catalans indépendantistes s’obstinent à prétendre à des objectifs que Madrid ne peut satisfaire, alors l'impasse est inévitable. L’espoir réside dans l'abaisement des exigences séparatistes, mais les observateurs sont pessimistes.

Pour Pedro Sanchez, c’est un peu l’étau. Car il doit non seulement faire face au jusqu’au-boutisme des Catalans, mais aussi aux pressions de la droite conservatrice qui parle de « négociation de la honte ». À droite, en effet, l’idée même de négocier avec les séparatistes, qui veulent « détruire l’Espagne », est une infamie. Malgré tout, Pedro Sanchez n’a d’autre choix que de négocier s’il veut tenter d’obtenir le soutien des sécessionnistes pour le vote de son budget et donc la pérennité de son gouvernement.

► À lire aussi : Espagne: Madrid et les indépendantistes catalans veulent renouer le dialogue

Feb 26 2020

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Rank #10: Bonjour l'Europe - Belgique: un carnaval aux forts relents antisémites

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« Dégénérés » dénonce sur les réseaux sociaux le député européen Raphaël Glucksmann après le défilé dimanche du carnaval d’Alost en Belgique. Cette ville de Flandre-Orientale est célèbre pour son carnaval qui a été rayé de la liste de l’Unesco du patrimoine immatériel de l’humanité. L’ambiance y est certes festive, mais l’édition 2020 provoque une levée de boucliers considérable en Belgique où le défilé est accusé d’antisémitisme outrancier.

Dans l’édition de cette année, le défilé comprenait un char avec une caricature d’un juif coiffé de péotes ou papillotes et d’un streimel, ces chapeaux de fourrure portés par les hassidim ou juifs orthodoxes. Il était représenté avec un énorme nez crochu, tous les codes des stéréotypes antisémites. Ce char était suivi un peu plus loin par un défilé d’insectes, des fourmis affublées du même couvre-chef. On a vu aussi passer un mur des Lamentations construit en lingots d’or, bref tous les éléments à même de déclencher la polémique, ce qui semble avoir été l’intention des groupes responsables.

Des réactions qui n'ont pas tardé

Sophie Wilmès, la Première ministre, a publié un communiqué affirmant que cela « porte préjudice à nos valeurs » ainsi qu’à la réputation de la Belgique. Le Centre belge pour l’égalité des chances a déjà reçu 25 plaintes et dans les médias ou les réseaux sociaux, les réactions indignées se multiplient.

« Une honte », « quel mépris », « c’est abject ; humour incompréhensible », « image calamiteuse de la Belgique », « incitation à la haine », les réactions viennent surtout du côté des francophones comme par exemple le bourgmestre de Bruxelles qui parle « d’obstination dans l’erreur ».

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Un carnaval très controversé

L’édition 2019 avait vu défiler le même char qui a été ressorti cette année et l’Unesco avait commencé à examiner le retrait et la mairie a demandé elle-même d’être rayée de la liste. Selon les commentateurs, cette demande avait agi comme une incitation pour les groupes à l’humour le plus douteux avec l’idée que lors de ce carnaval, tout est permis. On a même vu dans le défilé, l’Unesco, assimilée à une sorte de police politique menaçant d’imposer une dictature de la pensée.

Des débordements antisémites à la pelle

Déjà en 2013, il y avait eu dans le défilé des « carnavaliers » déguisés en officiers SS. Ils avaient l’intention de dénoncer les politiciens de l’Alliance néo-flamande, la N-VA, rebaptisée par eux SS-VA, mais leur aspect jovial et les applaudissements récoltés avaient fait crier à la banalisation du nazisme. L’Unesco avait pris ses distances à l’époque, mais l’an dernier, l’organisation onusienne avait été accusée d’avoir tardé à réagir.

Le bourgmestre d’Alost, Christophe D'Haese, qui a d’ailleurs refusé l’an dernier de rencontrer les organisations juives, réplique que, dans sa ville, on peut rire de tout et qu’un carnaval c’est justement un moment d’inversion où tout est permis. « C’est oublier un peu vite, répliquent les commentateurs, que le carnaval historique était un moment de renversement des rôles entre dominés et dominants, et pas l’écrasement des minorités par les plus puissants. »

Feb 25 2020

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