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Le Book Club

Le podcast de Louie Media qui vous aide à renouveler votre bibliothèque. Nouveau format à partir du mardi 25 janvier.Présentation: Agathe Le Taillandier. Édition et coordination: Soukaïna Qabbal.Suivez Louie sur Facebook, Instagram et Twitter et entrez dans le club Louie pour découvrir nos coulisses et vous former aux podcasts. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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Maïa Mazaurette : “C’est une drama queen Marguerite Duras” [REDIFFUSION]

Chez Louie Media, dans chacun de nos podcasts, nous essayons de faire ressentir le monde avec des histoires fortes, remplies d’émotions et d’intimité. Dans le Book Club, cette intimité, nous la retrouvons dans la bibliothèque des femmes qui nous inspirent et que nous rencontrons. A chaque épisode nous nous arrêterons sur un livre un peu spécial. Un roman, un essai ou toute oeuvre littéraire qui raconte un moment charnière de la vie de cette femme.La lectrice que l’on découvre dans cet épisode est la journaliste et autrice Maïa Mazaurette. Elle a habité à Berlin, Copenhague ou New York. Et pendant ses expatriations, elle a perdu beaucoup de ses livres... Si pour certain.e.s passionné.e.s de lecture cette situation est un cauchemar, elle, s’en accommode très bien: “J’aime bien perdre des livres parce que j’ai l’impression qu’une bibliothèque, c’est aussi quelque chose qui nous rattache au passé” (01’20). Elle a donc troqué ses bouquins papier contre une tablette numérique. “J’ai aussi un intérêt personnel à ne pas avoir une bibliothèque sous mes yeux et en voir une justement qui disparaît au fur et à mesure” (01’55). Au micro de Gladys Marivat, Maïa Mazaurette nous présente L’amant de Marguerite Duras aux éditions de Minuit, un livre qui fait écho à son adolescence. Au moment où elle se retrouve avec ce récit entre les mains, elle a 15 ans, elle est en vacances en famille dans le sud de la France et s’identifie à l’héroïne du roman. “C’était une jeune fille de 15 ans qui était celle que je rêvais d’être : belle, libre...” (15’). Ce qui est fort pour cette adolescente, future journaliste, c’est que ce livre n’est pas qu’une histoire d’amour ou de sexe mais aussi celle d’une émancipation. Malheureusement, à ce même moment, elle se heurte à l’image de Jane March qui adapte le rôle de l’héroïne au cinéma : “J’ai cette actrice sublime en tête et je me dis que pour avoir cette vie là, pour avoir cette absolue indépendance et liberté, il faut être une très belle femme” (16’30). Dans L’amant, Marguerite Duras affiche sa hantise du temps qui passe: “Marguerite Duras dit [...] à 18 ans, elle vieillit. Et puis, elle dit qu’elle garde le même visage jusqu’à ses 80 ans, celui d’une femme qui a le visage détruit à 18 ans” (17’20). Cette phrase a profondément influencé le rapport à la beauté de Maïa Mazaurette mais surtout son regard sur les effets de l’âge sur le corps d’une femme. “A 35 ans, je me disais mais qu’est ce qui va me tomber dessus à 40 ans ? [...] Parce que j’ai l’impression que c’est le dernier moment de ma vie où je vais pouvoir faire l’amour avec l’amant chinois” (18’12). Une peur dont elle s’est aujourd’hui librement défaite. C’est ce même livre qui, une fois adulte, poussera Maïa Mazaurette à aller sur les traces de l’enfance de Marguerite Duras, pour finir la rédaction de son livre Sortir du trou, lever la tête aux éditions Anne Carrière. L’amant de Marguerite Duras n’aura cessé d’accompagner la journaliste et autrice, de son adolescence à aujourd’hui. Cet entretien a été mené par Gladys Marivat. Maud Benakcha a fait le montage. Elle était également en charge de l’édition et de la coordination. Jean-Baptiste Aubonnet était au mix, Maureen Wilson y était responsable éditoriale et Charlotte Pudlowski était à la rédaction en chef.Le Book Club est un podcast de

29mins

23 Feb 2021

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11. Pomme : “Je ne pensais pas qu’une BD aurait un tel impact dans ma vie”

Avez-vous déjà mesuré votre bibliothèque en taille de chien ? Non ? Alors ça sera une première parce que c’est ce que nous faisons dans cet épisode du Book Club. Notre invitée, la chanteuse Pomme, détient une bibliothèque minimaliste que nous avons eu la chance de visiter: “Ca fait la taille d’un petit chien, un beagle” (00’07). En attendant d’avoir “une grande maison avec une pièce dédiée aux livres” (01’28), l’interprète de Sans toi respecte un cycle bien précis: dès qu’un nouveau livre rejoint sa pile de lectures, un autre est confié à un nouveau foyer. Au micro de Maud Ventura, elle recommande : Sorcières de Mona Chollet aux éditions Zones. Mais aussi Corps Sonores aux éditions Glénat de Julie Maroh, autrice de la bande-dessinée Le bleu est une couleur chaude, qui a inspiré le film La vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche. Elle conseille enfin le recueil de poèmes Capitale de la douleur de Paul Eluard aux éditions Gallimard. Parmi les livres “survivants” de sa bibliothèque, certains sont signés d’autrices précédemment interviewées dans le Book Club : Rien ne s’oppose à la nuit et Jours sans faim de Delphine de Vigan et la bande-dessinée Libres! Manifeste pour s’affranchir des diktats sexuels de Diglee. Vous avez d’ailleurs peut-être eu la chance de rencontrer cette dernière au club de lecture que nous organisons deux fois par mois. Outre le chant et la lecture, la chanteuse Pomme s’exerce à la sorcellerie: “Je fais des trucs de magie blanche en cachette” (06’55). Après sa Terminale L, où elle doit découvrir, retenir et analyser des centaines de pages, elle cesse totalement de lire. Ce sont les poèmes qui lui redonnent le goût de la littérature (05’00). “Le tout premier [recueil de poèmes] que j'ai acheté s'appelle Mèches de Sébastien B.Gagnon. C'est des petits poèmes de maximum dix lignes. Ca m'a aidé à reprendre la lecture” (05’30). Nous apprenons au fil de la discussion autour du livre Sorcières de Mona Chollet que la jeune femme de 23 ans a toujours voulu avoir un enfant. “Moi, j’avais l’impression que mon existence n’aurait du sens que si j’avais un enfant” (15’48). Elle exprime cette envie irrépressible d’être mère dans sa... Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

45mins

26 Nov 2019

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13. Titiou Lecoq : “À 13 ans j’ai eu les lunettes féministes avec Simone de Beauvoir”

Pour Titiou Lecoq, lire des classiques de la littérature, c’est comme regarder des séries: “Il y a des retournements de situation, des vrais plot twists [NDLR : des rebondissements]. Tout ce que les scénaristes américains peuvent utiliser dans les séries, tu l’as dans Balzac” (21’16). Habituellement, les grands classiques de la littérature sont découverts par les lecteur.ice.s à l’adolescence, dans des cours de français qui - avouons le - ne les passionnent pas toujours! Or, l’écrivaine nous donne une toute autre lecture de ces pavés: “Il n’y a pas de questions de difficulté. C’est vraiment comment nous, adultes, on amène les enfants à ces lectures” (24’50). Titiou Lecoq ne fait pas partie des élèves qui auraient pu être dégoûté.e.s par ces classiques littéraires. Ce sont d’ailleurs ces ouvrages qui l’ont aidée à construire sa vision de la littérature. Au micro de Maud Ventura, elle présente : Mémoire d’une jeune fille rangée de Simone de Beauvoir aux éditions Folio, Le Père Goriot d’Honoré de Balzac aux éditions Flammarion et La fonction du balai de David Foster Wallace aux éditions Au diable vauvert. “Tu as l’autrice Simone de Beauvoir qui m’ouvre la porte sur les choses, Balzac est sur une fonction de la littérature [...], et après tu as Wallace qui arrive dans ma vie et qui me dit : “T’es sûre que la littérature sert à ça ? T’as réfléchi ? C’est quoi un mot ?” (38’18). La bibliothèque de l’autrice féministe est très organisée : tous les livres sont rangés dans l’ordre alphabétique à l’exception de deux auteurs qui lui sont chers. “Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre ont droit à leur étagère à part. [...] J’ai une relation très proche et très particulière avec eux. Je me suis tellement servie de leurs bouquins, je les ai tellement lus que j’ai besoin de les avoir dans un espace à part” (01’48). Sa relation avec ces auteurs est si intime, qu’elle leur parle à travers leurs livres. “Comme si je parlais à Simone, j’ai écrit en haut de la page [...]. Comme si je lui répondais” (09’45).Titiou Lecoq se remet en question, que ce soit en tant que lectrice ou en tant qu’écrivaine. “Si je lis pour le plaisir, je vais culpabiliser. Il faut que je rentabilise les choses que je lis ou que je fais. C’est assez obsessionnel” (04’25). Par conséquent, la militante féministe ne s’est pas toujours sentie légitime à être une femme de lettres. “Je n’avais pas fait de thèse, ni de doctorat sur Honoré de Balzac. Je ne suis pas universitaire. Je me suis dit que je ne pouvais pas écrire de livre sur lui” (06’26). Quelques mois après la publication de son livre Honoré et moi aux éditions L’Iconoclaste, Titiou Lecoq a maintenant réglé cette question de légitimité. “J’arrive à écrire pour le plaisir d’écrire sans me gâcher les choses avec des prises de tête, ce qui est un miracle” (07’00). Une déconstruction qui lui a pris des années à matérialiser mais qui lui permet aujourd’hui d’écrire et de lire sans trop de limites.Cet entretien a été mené par Maud Ventura. Amel Almia a fait le montage. Maud Benakcha était en... Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

45mins

7 Jan 2020

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3. Françoise Nyssen : "Les livres nous permettent de mieux comprendre l’autre"

Lire, pour Françoise Nyssen, “c’est le rapport à l’autre” (31’51). L’ancienne ministre de la culture et co-directrice de la maison d’édition Actes Sud explique pourquoi, pour elle, la lecture est une nécessité: “J’ai l’intime conviction que ce que nous avons en nous et que nous ne pouvons exprimer nous empêche de vivre” (30’56). La littérature serait alors un moyen salvateur d’exprimer cette intériorité et de se reconnaître dans celle des autres : “Aller vers l’autre en lisant des livres est une façon extraordinaire de vivre” (30’47). Sa maison est à l’image de sa vie : “consacrée aux livres” (3’14). Au micro de la journaliste Élisabeth Philippe, Françoise Nyssen nous recommande trois romans : L'année de la pensée magique de Joan Didion, L'espèce fabulatrice de Nancy Huston et Un monde flamboyant de Siri Hustvedt.L’ancienne ministre de la culture raconte pourquoi L’espèce fabulatrice de Nancy Huston est le roman qu’elle a le plus conseillé lorsqu’elle était au gouvernement: ce livre dit combien “on est l’histoire qu’on nous raconte et on se développe avec cette fiction là” (14’52). Françoise Nyssen est convaincue du pouvoir politique de la littérature : “Si, au lieu de lire toujours les mêmes essais, les mêmes articles ou les mêmes dossiers, l’ensemble de ceux qui nous gouvernent et de ceux qui décident lisaient plus de romans qui nous permettent de mieux comprendre l’autre, peut être qu’il y aurait moins de guerres” (17’41). L’éditrice parle avec émotion du roman L’année de la pensée magique de Joan Didion, à travers lequel l’autrice américaine développe “une spiritualité de l’absent” (28’25). Pour Françoise Nyssen, c’est un livre “qui aide à traverser le deuil et à prendre conscience du deuil” (28’06). Cet entretien a été mené par Élisabeth Philippe. Pauline Thompson a composé la musique. Maud Ventura était à l'édition et à la coordination. Maële Diallo a effectué le montage. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mix. Charlotte Pudlowski était à la rédaction en chef. Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

33mins

6 Aug 2019

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12. Marie-Aude Murail : "Je ne veux pas être lue, je veux être relue"

Avez-vous récemment relu un livre qui vous avait bouleversé.e étant enfant ? Aujourd’hui, avec quelques années ou décennies de plus, l’avez-vous redécouvert avec la même euphorie ou avait-il perdu toute sa saveur ? Dans cet épisode du Book Club, l’autrice Marie-Aude Murail décrit cette “double lecture” (16’50) avec d’un côté des yeux d’enfants et de l’autre la compréhension d’adulte. Pour elle, “quel que soit ton âge, tu dois t’autoriser cette lecture naïve parce qu’autrement tu vas perdre toute ta fraîcheur et la fraîcheur de l’histoire” (17’20). Pour cet entretien avec Maud Ventura, l’écrivaine a choisi trois lectures qui retracent son parcours de lectrice au fil des âges : comme enfant, adolescente et jeune femme. Elle présente : Tintin au Tibet de Hergé aux éditions Casterman, Lorenzaccio d’Alfred de Musset aux éditions Gallimard et L’Ami Commun de Charles Dickens aux éditions Gallimard. Depuis son adolescence, Marie-Aude Murail a un attachement tout particulier pour Charles Dickens. Une adulation telle, qu’elle se rappelle, mi amusée, mi honteuse qu’elle a volé deux de ses livres dans la bibliothèque de son père. “J'ai appris avec Dickens qu'un livre était fait pour rire, pleurer, avoir peur, pour vouloir savoir la suite. C'est lâcher la bride à toutes ses émotions” (34’10). Les ouvrages de l’écrivain anglais ne sont pas les seuls à avoir une place privilégiée dans la maison de Marie-Aude Murail. Si elle n’a pas besoin de posséder tous les livres, les albums jeunesse sont bien les seuls dont elle ne peut pas se séparer. “C’est des objets d’art, des souvenirs, des morceaux de vie. Ces livres ont été tellement lus...” (07’30). Marie-Aude Murail a grandi entourée de filles et de femmes. Pourtant, en classe, aucune femme écrivaine n’était citée. Elle prend donc les choses en main en classe de première : “La fois où j'ai entendu parler d'une femme, c'est parce que j'ai demandé à faire un exposé. J'ai levé la main et j'ai dit “Est-ce que je peux faire un exposé sur Colette ?” (41’19). Aujourd’hui autrice jeunesse, Marie-Aude Murail se questionne. Pour ne pas invisibiliser les femmes dans les histoires et ne pas perpétuer les stéréotypes de genre, l’autrice porte une grande attention à son écriture et à la réécriture de ses oeuvres. C’est notamment grâce à sa fille qu’elle a pu se “rééduquer” sur ce qu’est une femme. “En tant que créatrice, je sentais ce plafond de verre et toutes ces choses là. Mais peut être qu'il fallait que j'aille plus profondément dans mon inconscient et dans ces choses que j'avais entérinées” (20’31).Cet entretien a été mené par Maud Ventura. Maud Benakcha a fait le montage. Elle était également en charge de l’édition et de la coordination. Jean-Baptiste Aubonnet était au mix et Charlotte Pudlowski était à la rédaction en chef.Le Book Club est un podcast de Louie Media que vous pouvez retrouver sur notre site Louiemedia.com et sur toutes les plateformes d'écoute : Apple podcast, Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

46mins

10 Dec 2019

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Mélodie Lauret : “j’avais l’impression que si je ne lisais pas assez, je ne pouvais pas être intelligente”

Mélodie Lauret est chanteuse et compositrice. Sa passion est - entre autre - de faire sonner les mots. Elle joue avec, les faits résonner, les faits renaître pour qu’ils vibrent en nous: “c’est ce qui me passionne le plus dans la vie c’est les mots”. Les mots, on les retrouve évidemment dans les livres, sauf que son rapport aux pavés n’est pas aussi fluide qu’elle le voudrait: “Je suis quasiment incapable de lire un livre dans son entièreté”. Alors si l’inspiration et ce rapport aux mots ne vient pas de la littérature, d’où viennent-ils ? Dans le podcast, on lit les mots. On les partage via leur rythme, à travers les voix qui les incarnent et grâce aux émotions qu’elles transmettent. C’est un peu la même chose qu’avec la chanson: “Je me suis rendu compte que j’avais un peu appris les mots en écoutant de la musique”. À travers Fin de partie de Samuel Beckett et No et moi de Delphine de Vigan, Mélodie Lauret nous tend la main pour nous livrer le chemin qu’elle a parcouru pour apprécier la lectrice qu’elle est aujourd’hui. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination. Elle a également fait le montage de cet épisode. Tristan Mazire en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

12mins

26 May 2020

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19. Florence Loiret Caille : “Les livres, on les porte en soi, c'est comme les rôles”

Florence Loiret Caille est actrice. En ce moment, on peut la retrouver dans la dernière série Le Bureau des Légendes sur Canal+. Elle est devenue actrice très jeune: “J’ai eu un agent assez tôt, vers 17 ans. Donc j’ai tourné mon premier court métrage à 17 ans”. C’est par la lecture que tout s’est construit: “En fait mon envie de jouer elle est effectivement née dans les livres. Quand je lisais un livre ça décrivait un état dans lequel je me mettais”. Parallèlement aux tournages, elle étudie à la fac et c’est à ce moment là qu’elle découvre notamment Fragments d’un discours amoureux de Roland Barthes.Oeuvre littéraire hybride sur le sentiment amoureux, sur le discours de l’amoureux, cet essai est un texte libre dans lequel on peut se balader, un peu comme dans un recueil de poésie. “L’état amoureux est décrit à tous les stades” se souvient Florence Loiret Caille qui l’a lu à un moment particulièrement propice: “J’ai dû me prendre un méga vent un jour et j’ai dû ouvrir ce truc pendant que je l’étudiais et là je suis tombée de ma chaise je pense”. Depuis cette période “dès que ça ne va pas sentimentalement”, Florence Loiret Caille se replonge dans cette “bible” des maux amoureux: “ça me donne un axe et ça me remet dans le monde. Parce qu’on est toujours un peu paniqué quand on est envahis par un sentiment amoureux. Que ça se passe bien ou mal en fait”.  Aujourd’hui son exemplaire de Fragments d’un discours amoureux est tellement stabiloté, corné que “on dirait un vieux scénario tout pourri”. Et comme littérature et jeu sont toujours aussi entremêlés dans la vie de Florence Loiret Caille, elle a appris de sa lecture de Roland Bathes: “Quand on joue, quand on prépare un film, on se met aussi dans un certain état. Comme quand on est amoureux”. Florence Loiret Caille recommande également Love me Tender, de Constance Debré que nous avons entendue il y a quelques mois dans le Book Club. Cet entretien a été mené par Agathe le Taillandier. C’est également elle qui présente Le Book Club. Amel Almia a monté cet épisode. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.La dernière saison du Bureau des légendes est actuellement diffusée sur Canal+.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

24mins

21 Apr 2020

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17. Marina Rollman : "La littérature te réconcilie avec l’idée que la tristesse c’est chouette aussi"

On se sépare des gens comme on se sépare des livres: dans la douleur et la nostalgie. On tourne cette dernière page en essayant de faire durer le plaisir, en profitant de la délicatesse de chaque mot, de la force de la syntaxe et de la complexité des personnages. A la différence près que les relations ne peuvent pas toujours être reconstruites, alors que nous pouvons relire sans fin les livres. Mais: “C'est ça qui est beau, de se dire "ça ne dure pas" donc kiffez ces plaisirs terrestres”.(12’55)L'humoriste Marina Rollman, que l’on entend au micro de Maud Ventura, nous dévoile son livre - Un bonheur parfait  de James Salter. Ce roman, elle l’a ouvert pour la première fois à 20 ou 21 ans: “dans le bus.” (10’22) et, depuis il ne l’a pas quittée. Ce livre trace l’histoire d’un couple d’américains que l’on suit tout au long de leur vie, soit pendant une quarantaine d’années. Du point de vue de Marina Rollman, c’est un livre sur la beauté du quotidien, ce genre de livres qui “font apprécier la vie” (10’43) et ces auteurs ou ces artistes qui permettent de “mieux voir" (10’53) "Ca ne rend pas le monde beau, ça aiguise mon oeil" (11’20)Marina Rollman qui “essaie d’être quelqu’un de culturé mais [qui] n’y arrive pas toujours” (1’48) nous accueille dans sa bibliothèque rangée par langues “Je lis beaucoup en anglais, un peu trop je pense, mon vocabulaire français s’est appauvri en fait” (2’26). La raison de ce rangement est simple: "Parfois la littérature francophone m'impressionne, je ne sais pas par où entrer” (2’45). A la fin de cette rencontre, ce qui nous reste, c’est notamment cette phrase de Marina Rollman: “Je trouve ça toujours très beau les gens qui arrivent à concilier un intellect fou avec quelqu’un avec qui tu as envie de passer une soirée” (2’17) C’est exactement ce que l’on s’est dit en la découvrant un peu plus, elle, dans sa bibliothèque et à travers ses lectures de femme “woke, social warrior [et] féminazie” (6’36): la sensation d’avoir passé un temps précieux avec une femme avertie, forte et engagée.Vous pouvez également la retrouver sur scène dans son one-woman show Un spectacle drôle au théâtre de L’Oeuvre et dans ses chroniques sur France Inter.Cet épisode a été mené par Maud Ventura. Le montage a été réalisé par Amel Almia. Maud Benakcha a été en charge de l’édition et de la coordination. Jean-Baptiste Aubonnet était au mix. Cet épisode est présenté par Agathe Le Taillandier. Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

26mins

3 Mar 2020

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Kaoutar Harchi : “Le littéraire et le colonial sont liés”

Kaoutar Harchi est sociologue des arts, de la culture et écrivaine. Dans cet épisode, elle analyse Nedjma de Kateb Yacine, paru en 1956. Un roman qui lui est aussi intime personnellement que fondateur professionnellement: “C’est un récit que j’ai découvert à l’adolescence. À l’époque je n’en lisais que des fragments qui me touchaient parce que je trouvais la poésie, les métaphores déployées d’une extraordinaire beauté”. Nedjma, c’est le roman éponyme de la passion amoureuse de quatre hommes envers cette femme: “Page après page chacun de ces hommes raconte sa relation à Nedjma, raconte la manière dont il espère la posséder”. Mais Nedjma c’est, entre les lignes, le récit d’un pays colonisé - l’Algérie - et l’histoire d’un écrivain colonisé: “Kateb Yacine engage un récit dans le but - selon ses propres mots - de montrer à la France, à la nation littéraire par excellence, qu’il était lui, l’indigène, le colonisé, capable d’écrire une histoire aussi complexe, aussi élaborée, aussi réfléchie que celle qui parsème l’ensemble littéraire français ”. C’est notamment pour cette raison qu’il écrit en français: “dans le but, selon ses propres mots, d’expliquer, aux Français, en français, que l’Algérie n’est pas française”. Des thématiques à l’intersection entre la valeur littéraire et la francophonie qui sont l’une des essences du travail de la sociologue Kaoutar Harchi. Dans son essai Je n’ai qu’une langue, ce n’est pas la mienne, elle se demande comment se forme la valeur littéraire. Elle analyse également comment être un écrivain non français, en France, mais qui parle et qui écrit la langue française. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Maud Benakcha et Maële Diallo étaient à l’édition et à la coordination. Maud Benakcha a également fait le montage de cet épisode. Tristan Mazire en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Kaoutar Harchi a publié plusieurs romans dont Zone cinglée ou L’Ampleur du saccage et un essai Je n’ai qu’une langue, ce n’est pas la mienne.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

11mins

19 May 2020

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Camille Froidevaux-Metterie: “J’ai l’impression de faire un travail collectif avec toutes ces femmes”

Camille Froidevaux-Metterie est philosophe féministe, professeure de science politique et chargée de mission égalité diversité à l’université Reims Champagne-Ardenne. Elle nous invite dans sa “petite grotte”, son bureau où elle travaille, lit et parfois dort. Dans cet espace à elle seule, il y a “une grande bibliothèque en trois parties. Il y a des livres d’histoire et de philosophie d’abord qui remontent à mes années d’études et puis que je complète chaque année, chaque mois, quasiment chaque semaine. Il y a une bibliothèque de science politique qui correspond à mon travail d’enseignante. Et puis, la dernière, ma préférée j’allais dire… En tous cas celle qui aujourd’hui est la plus importante pour moi: ma bibliothèque féministe qui comporte beaucoup d’essais, beaucoup de philosophie. A la fois des classiques mais aussi des ouvrages plus récents. Et puis des ouvrages qui sont en quelque sorte le fondement de tout mon travail. Des ouvrages sans lesquels je ne pourrais pas faire ce que je fais”.  Partie pour passer son confinement dans des essais féministes, Camille Froidevaux-Metterie s’est finalement tournée vers des romans et vers une histoire d’ours. Elle nous parle de Croire aux fauves de l'anthropologue Nastassja Martin: “Elle relate comment, alors qu’un jour elle s’était éloignée de ses compagnons de voyage, pour aller marcher seule dans la forêt elle a rencontré un ours. Quand je dis “rencontrer” vous vous doutez bien qu’il s’est agit de plus que d’une rencontre, d’un véritable combat d’un duel, d’une lutte corps à corps. Dont elle est sortie victorieuse puisqu’elle n’est pas morte mais avec une partie du visage arraché, restée dans la gueule de l’ours et puis aussi une jambe très abîmée”. Lecture de “déconfinement” pour Camille Froidevaux-Metterie, cette lecture et ce récit du rapport au corps l’ont bouleversée alors qu’elle était touchée physiquement et mentalement par le virus du Covid 19. Cet épisode est présenté par Agathe le Taillandier, Maud Benakcha était au montage, à l’édition et à la coordination. Tristan Mazire a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Camille Froidevaux-Metterie a publié récemment Seins. En quête d’une libération et La Révolution du Féminin est disponible republié en Folio. Ces deux ouvrages peuvent être retrouvés en format ebook. Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

15mins

24 Apr 2020

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Rachel Khan : “Tout est savoureux"

Rachel Khan est actrice et autrice. Elle nous invite via une note vocale dans son appartement fourni en bibliothèques: “j’essaie de les ranger de temps en temps mais ça n’est pas du tout classé. On a un code général des collectivités territoriales à côté de Victor Hugo en passant par du droit international public à côté” Un désordre qui lui plait: “j’aime bien en fait que ça ne soit pas rangé. Parce qu’il y a ce petit challenge, là en ce moment, où on peut faire des haïku avec les titres de livre à la suite. En alignant les titres, on fait une phrase. C’est assez rigolo dans une bibliothèque qui n’est pas rangée”.Elle nous recommande un livre dont le titre réchauffera le coeur de certain.e.s, et intensifiera les craintes des autres: “Le livre que je relis lorsqu’on est dans une période un peu d’instabilité [...] a un titre assez parlant. Il s’appelle Gros-câlin. Donc à l’heure où l’on est dans nos gestes barrière je trouve que c’est un joli clin d’oeil”. Un livre écrit par Romain Gary (alias Émile Ajar). Un auteur adoré par Rachel Khan et dont elle a lu une bonne partie de ses romans : “Ce livre est véritablement ma passion. Je l’adore. Je considère que c’est un chef d’oeuvre. Il m’a été offert par ma Maman qui est une ancienne libraire”. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Maud Benakcha et Maële Diallo étaient à l’édition et à la coordination. Maud Benakcha a également fait le montage de cet épisode. Tristan Mazire en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Rachel Khan est actrice et autrice. Elle fait également partie de la direction du centre culture hip hop La Place, à Paris. Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

10mins

12 May 2020

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Charlotte Gabris : “Je trouve ça beau d’avoir les livres de deux personnes qui s’aiment qui se réunissent”

Charlotte Gabris est comédienne, humoriste et autrice. Lundi, date d’un premier pas vers le déconfinement, elle sera certainement très heureuse de voir de nouveau les librairies ouvrir leurs portes: “Je me rends compte, surtout en confinement, que j’ai vraiment du mal à lire sur tablette ou sur mon téléphone. Là comme toutes les librairies sont fermée, soit on relit des livres qu’on a déjà […] Ce qui me manque le plus - entre autre - en ce moment, c’est d’aller dans les librairies. J’adore n’acheter des livres qu’au ressenti. J’adore flâner, toucher, regarder les couvertures…”. Pendant le confinement, comme beaucoup de femmes qui se sont enregistrées en notes vocales pour le Book Club pendant cette période confinée, Charlotte Gabris voulait se plonger dans de gros pavés. Mais finalement, elle s’est tournée vers ses premières amours: “J’ai finalement repris le livre qui est mon livre préféré, qui est mon livre que j’ai depuis que j’ai 15 ans. Qui est un livre de Xavier Durringer qui s’appelle Chroniques des jours entiers, des nuits entières J’adore ce livre, enfin j’adore ce qu’il écrit. […] J’aime qu’on puisse tout lire à n’importe quel page. J’aime que ce soit un langage parlé”. Des premières amours sur papier et rangées par ordre alphabétique: “Mon chéri à tout rangé par ordre alphabétique. Et c’était, je crois, une première petite dispute parce que pour moi c’est ma hantise. Je ne supporte pas ça. Au début je dis “non en fait on ne va pas du tout avoir une bibliothèque rangée par ordre alphabétique. Mais alors pas du tout !” Moi ça m’angoisse les choses trop rangées, trop carrées. J’aime que ça vive, j’aime le désordre ! Mais je l’ai laissé ranger par ordre alphabétique et finalement je suis assez reconnaissante vu que je trouve mes livres beaucoup plus rapidement qu’avant”. Et vous, quel est votre système de rangement ?Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination. Elle a également fait le montage de cet épisode. Tristan Mazire en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Charlotte Gabris a publié récemment publié Déjeuner en paix aux éditions du Cherche-Midi. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

11mins

8 May 2020

Rank #12

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Pauline Darley : “Là, j’avais tout à découvrir”

Pauline Darley est photographe. A travers ses yeux, le monde est plus vif et sacrément plus séduisant. Dans ce nouvel épisode, elle nous emporte dans le Paris de l’entre-deux-guerres avec Aurélien de Louis Aragon: “Paris est tellement belle. On a l’impression qu’elle est vivante. Et je trouve que l’on ressent bien l’ambiance du Paris des années folles, avec les artistes présents, les peintres, les poètes, les musiciens de jazz. Ou en tous cas l’image que l’on se fait de ce Paris là”. Pauline Darley s’est plongée dans ces 700 pages d’histoire d’amour entre Aurélien et Bérénice alors que quelques années avant, rien ne la prédestinait à être une lectrice vorace. C’est récemment, en 2017, qu’un roman l’a bouleversée: “L’une de mes meilleures amies m’a parlée d’un livre, c’est La Passe-Miroir de Christelle Dabos, en me disant que c’était incroyable, qu’elle avait adoré ! Et donc j’ai voulu le lire, pour voir. Et en fait ça a été tellement un déclic parce que je crois que c’est la première fois, ou en tous cas la première fois avant longtemps, que je me suis retrouvée dans une bulle en lisant. Comme un état méditatif où plus rien ne se passait autour. J’étais vraiment dans ma bulle”. A partir de cette rencontre littéraire, elle s’est rendu compte de l’immensité de ce qu’elle avait à découvrir: Elle s’est même créée un rythme bien à elle: “Niveau lecture je crois que je suis une lectrice un peu étrange parce que j’adore lire plein de livres en même temps et des livres totalement différents. Je sais que je ne vais pas vouloir lire la même chose le soir qu’en journée, chez moi ou en extérieur”. Depuis, plus rien ne l’éloigne de ses romans. Vous vous imaginez vous, redécouvrir pour la première fois les oeuvres qui vous ont les plus transportées ? Quel rêve !Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Maud Benakcha en est à l’édition et à la coordination. Elle a également fait le montage avec Maële Diallo. Tristan Mazire a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Vous pouvez retrouver les créations de Pauline Darley sur son site et sur Instagram. Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

9mins

28 Apr 2020

Rank #13

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Réjane Sénac : “Aller au-delà des frontières entre humain et non-humain”

Réjane Sénac est directrice de recherche CNRS au centre de recherches politiques de Sciences Po. Elle questionne l’égalité et plus précisément les nouvelles expressions qui encadrent le principe d’égalité aujourd’hui. En ce moment, elle nourrit ses recherches notamment par le manifeste Féminisme pour les 99% écrit par Cinzia Arruzza, Tithi Bhattacharya et Nancy Fraser. Grâce à ces trois théoriciennes du politique, Réjane Sénac pose des pistes possibles pour l’avenir (post confinement): “Le chemin qui mènera à une nouvelle société au-delà de la crise actuelle repose sur - je les cite : «une justice de genre indexée à l’anti capitalisme» et qui sera dans l’alliance entre les féministes, les anti racistes, les écologistes, les militants pour les droits des travailleurs, travailleuses et des migrants, migrantes”Elle va ensuite un peu plus loin pour imaginer une toute autre société de valeurs: “Mais je pense important aussi de se servir de ce manifeste, de prendre appui sur ce manifeste pour repenser aussi et aller au-delà des frontières entre humain et non-humain dans une redéfinition du rapport au vivant et dans une redéfinition de la modernité et en particulier remettre en cause la sacralisation du pouvoir de la raison humaine et de la rationalité du monde”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination. Elle a également fait le montage de cet épisode. Tristan Mazire en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Réjane Sénac a publié L’égalité sans condition. Osons nous imaginer et être semblables aux éditions Rue de l’échiquier. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

11mins

5 May 2020

Rank #14

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Katia Lewkowicz : “Beaucoup, beaucoup d’enquêtes dans ma jeunesse”

Katia Lewkowicz est réalisatrice. Quand elle enregistre sa note vocale, il est 8h du matin. On sent la lenteur et le poids de la nuit dans sa voix. Elle profite du seul moment calme de sa journée: “On est donc sept ou huit dans cette maison, c’est un bon bon bon bordel”. Il y a un ami, les enfants de cet ami, son compagnon et ses enfants. C’est d’ailleurs dans ses lectures d’enfants qu’elle nous emporte: “Moi j’ai commencé à lire très jeune, je lisais beaucoup. Beaucoup beaucoup. Je me souviens que quand j’étais petite, j’ai commencé avec Fantômette. C’était la bibliothèque rose. J’avais une bibliothèque quand j’étais petite. Avec que des livres roses. Et ça n’était que Fantômette.”. Elle nous embarque également dans ses souvenirs teintés de la chaleur de l’été en Israël: “Pierre Bellemare il faisait, ça s’appelle Histoires vraies. Il écrivait des petites nouvelles. Je me rappelle je lisais ça en Israël, en vacances C’était déjà les prémices du confinement parce que ma mère elle ne voulait pas sortir avant 16-17h par qu’il faisait trop chaud. Donc on était dans ce petit appartement à Netanya. On avait une chambre pour ma soeur jumelle et mon frère. Avec deux lits en U. Et il y en avait un qui avait un lit tiroir. Donc régulièrement on se demandait qui allait dormir dans le tiroir. Et ma mère pour nous occuper elle nous avait achetés des canevas en laine. Elle s’est dit tiens ça va les occuper ils vont faire des paysages. Et moi je lisais Pierre Bellemare toute la journée. Que des histoires de meurtre”.Katia Lewkowicz nous conseille également la lecture de Je suis une sur deux de la journaliste Giulia Foïs qui y décrit son viol: “Elle m’a changé mon regard complètement là dessus. Je sais que maintenant s’il se passe quelque choses, s’il arrive quelque chose à ma fille ou à mes filles, j’aurai plus peur. Je saurai comment les regarder Je saurai comment leur parler. Je saurai comment les défendre. Je sais grâce à elle de quoi elles auraient besoin”. Un livre qui est une vraie prise de conscience pour la réalisatrice.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination. Elle a également fait le montage de cet épisode. Tristan Mazire en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

10mins

1 May 2020

Rank #15

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14. Maïa Mazaurette : “C’est une drama queen Marguerite Duras”

Chez Louie Media, dans chacun de nos podcasts, nous essayons de faire ressentir le monde avec des histoires fortes, remplies d’émotions et d’intimité. Dans le Book Club, cette intimité, nous la retrouvons dans la bibliothèque des femmes qui nous inspirent et que nous rencontrons. A chaque épisode nous nous arrêterons sur un livre un peu spécial. Un roman, un essai ou toute oeuvre littéraire qui raconte un moment charnière de la vie de cette femme.La lectrice que l’on découvre dans cet épisode est la journaliste et autrice Maïa Mazaurette. Elle a habité à Berlin, Copenhague ou New York. Et pendant ses expatriations, elle a perdu beaucoup de ses livres... Si pour certain.e.s passionné.e.s de lecture cette situation est un cauchemar, elle, s’en accommode très bien: “J’aime bien perdre des livres parce que j’ai l’impression qu’une bibliothèque, c’est aussi quelque chose qui nous rattache au passé” (01’20). Elle a donc troqué ses bouquins papier contre une tablette numérique. “J’ai aussi un intérêt personnel à ne pas avoir une bibliothèque sous mes yeux et en voir une justement qui disparaît au fur et à mesure” (01’55). Au micro de Gladys Marivat, Maïa Mazaurette nous présente L’Amant de Marguerite Duras aux éditions de Minuit, un livre qui fait écho à son adolescence. Au moment où elle se retrouve avec ce récit entre les mains, elle a 15 ans, elle est en vacances en famille dans le sud de la France et s’identifie à l’héroïne du roman. “C’était une jeune fille de 15 ans qui était celle que je rêvais d’être : belle, libre...” (15’). Ce qui est fort pour cette adolescente, future journaliste, c’est que ce livre n’est pas qu’une histoire d’amour ou de sexe mais aussi celle d’une émancipation. Malheureusement, à ce même moment, elle se heurte à l’image de Jane March qui adapte le rôle de l’héroïne au cinéma : “J’ai cette actrice sublime en tête et je me dis que pour avoir cette vie là, pour avoir cette absolue indépendance et liberté, il faut être une très belle femme” (16’30). Dans L’amant, Marguerite Duras affiche sa hantise du temps qui passe: “Marguerite Duras dit [...] à 18 ans, elle vieillit. Et puis, elle dit qu’elle garde le même visage jusqu’à ses 80 ans, celui d’une femme qui a le visage détruit à 18 ans” (17’20). Cette phrase a profondément influencé le rapport à la beauté de Maïa Mazaurette mais surtout son regard sur les effets de l’âge sur le corps d’une femme. “A 35 ans, je me disais mais qu’est ce qui va me tomber dessus à 40 ans ? [...] Parce que j’ai l’impression que c’est le dernier moment de ma vie où je vais pouvoir faire l’amour avec l’amant chinois” (18’12). Une peur dont elle s’est aujourd’hui librement défaite. C’est ce même livre qui, une fois adulte, poussera Maïa Mazaurette à aller jusqu’au Cambodge, sur les traces de Marguerite Duras, pour finir la rédaction de son livre Sortir du trou, lever la tête aux éditions Anne Carrière. L’amant de Marguerite Duras n’aura cessé d’accompagner la journaliste et autrice, de son adolescence à aujourd’hui. Cet entretien a été mené par Gladys Marivat. Maud Benakcha a fait le montage. Elle était également en charge de l’édition et de la coordination. Jean-Baptiste Aubonnet était au mix, Maureen Wilson y était responsable éditoriale et Charlotte Pudlowski était à la rédaction en chef.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur... Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

28mins

21 Jan 2020

Rank #16

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8. Karine Tuil : "En littérature, je suis contre l'idée d'un bon goût"

Karine Tuil est écrivaine. Dans ce huitième épisode du Book Club, elle nous fait découvrir sa bibliothèque et présente trois livres qui lui sont chers : L’Ecriture comme un couteau d’Annie Ernaux chez Stock, La Supplication de Svetlana Alexievitch aux éditions JC Lattès et Une partie rouge de Maggie Nelson aux éditions du Sous-sol. “La présence des livres autour de moi me rassure. Il faut qu'il y en ait par terre, sur les tables… C'est une présence rassurante.” Au micro de la journaliste Clémentine Goldszal, Karine Tuil nous fait la visite guidée de son appartement où les livres s’empilent littéralement du sol au plafond. L’écrivaine commence par nous faire découvrir sa bibliothèque (2’52) et celle de ses enfants (6’50). “Pour moi, la littérature nous aide à vivre et à affronter certaines épreuves de la vie, à appréhender l'existence.” Karine Tuil parle ensuite de son lien avec les écrits d’Annie Ernaux (12’22) et de sa certitude que l’on écrit contre son milieu (14’22). L’autrice nous raconte comment La Supplication de Svetlana Alexievitch l’a ébranlée (21’14) et explique ce qui, selon elle, fait la beauté de cet ouvrage (23’32). “Tous les livres qui racontent la société, qui racontent le réel, qui racontent la violence du monde m'intéressent. Quels que soient les univers” (24’37)Enfin, Karine Tuil nous parle de sa fascination pour Maggie Nelson, qu’elle qualifie d’audacieuse et de transgressive dans ses écrits (29’00). Pour l’écrivaine française, sa consoeur américaine met en lumière le manque de liberté dans les livres en France (33’30).  “Je regrette qu'on cherche, en France, à autant définir les choses parce que pour moi la littérature, on ne devrait pas pouvoir la définir. [...] on doit pouvoir garder cet espace de liberté totale” (33’00)Cet entretien a été mené par Clémentine Goldszal. Pauline Thompson a composé la musique. Maud Benakcha était à l'édition et à la coordination. Amel Almia était au montage et Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mix.Le Book Club est un podcast de Louie Media que vous pouvez retrouver sur notre site Louiemedia.com et sur toutes les plateformes d'écoute : Apple podcast, Google podcast, Spotify…Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

37mins

15 Oct 2019

Rank #17

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7. Céline Leroy : "Il y a des choses passionnantes qui se passent dans la littérature américaine aujourd'hui"

Si certain.e.s ne sont adeptes que de la langue de Molière, la traductrice Céline Leroy est tout aussi passionnée par la langue de Shakespeare. Elle y consacre sa carrière et quand Elisabeth Philippe la rencontre, elle traduit You can’t catch death [NDLR: La mort n’est pas contagieuse en français], mémoires de l’autrice Ianthe Brautigan. Elle est la fille de l’écrivain et poète Richard Brautigan, l’un des pionniers du mouvement littéraire Beat Generation,  qui a marqué la littérature américaine avec son oeuvre La pêche à la truite en Amérique, mêlant western, polar et poésie. C’est d’ailleurs cet écrivain qui pousse la traductrice à découvrir la littérature outre-atlantique: “Cette littérature a confirmé une espèce de passion, de rapport très intense et intime à une langue et à un territoire fantasmé [...] C’est l’évasion et en même temps c’est se sentir chez soi dans un truc complètement barré” (9’38). Dans cet épisode du Book Club, la traductrice Céline Leroy présente: Liens de sang d’Octavia Butler aux éditions Dapper, le catalogue d’exposition Alice Neel, peintre de la vie moderne aux éditions Fonds Mercator et Bleuets de Maggie Nelson aux éditions du Sous-sol, traduit par notre invitée. Cette dernière confie s’être jetée sur Bleuets pour en faire la traduction. “Je ne savais pas si le Sous-sol avait acheté Bleuets donc je leur ai écrit pour dire: “Je ne sais pas ce que vous faites avec Bleuets mais si jamais, au cas où, par miracle, c’était possible de…” Et en fait, c’était possible de…” (27’38). Ayant eu l’opportunité “d’avoir le nez très près du texte” (33’50), Céline Leroy décrit une oeuvre finement menée, unique et réjouissante.  Depuis quelques temps, Céline Leroy traduit surtout des autrices engagées comme Jeanette Winterson ou encore Rebecca Solnit. “Il se passe quelque chose au niveau de la littérature, notamment écrite par des femmes. Elles font des choses différentes. La littérature afro-américaine propose des choses incroyables. La littérature queer, transgenre, il y a des choses formidables” (29’48). Des écrits “formidables” qui lui permettent de découvrir de nouvelles voix. Des voix singulières qui racontent le monde qui nous entoure. Cet entretien a été mené par Elisabeth Philippe. Amel Almia a fait le montage. Iris Ouedraogo était en charge de l’édition et de la coordination. Jean-Baptiste Aubonnet était au mix et Charlotte Pudlowski était à la rédaction en chef.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

35mins

1 Oct 2019

Rank #18

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4. Diglee : "Quand je lis quelqu’un, j’aime bien aller sur ses traces"

Lire, pour l’autrice et illustratrice Diglee, c’est mener une enquête. "Quand je lis des romans, je retrace ce qu’il y a de vrai dans le roman." (23’35) "Ça ne m’intéresse pas de lire une histoire créée de toute pièce." (24’00) Dans ce quatrième épisode du Book Club, Diglee nous entraîne dans sa bibliothèque "toute en bazar" (2’45). On y trouve en vrac des recueils de poésie, des livres qu’elle a illustrés, mais aussi des cartes postales anciennes et – plus surprenant encore – une boule de cristal. Beaucoup d’œuvres de sa collection ont été écrites par des femmes, et pour cause : la bibliothèque de Diglee est un temple en leur honneur. "Les prêtresses, ce sont les femmes chez moi : elles sont saluées, priées, louées." (10’01). Férue de poésie, Diglee explique avoir un rapport instinctif aux mots : "En lisant un poème, je vais très souvent avoir envie de faire une image." (4’10) Dans le cadre de son travail artistique, elle trouve régulièrement son inspiration dans l’œuvre des poétesses qu’elle admire : "Je vais à la chasse aux femmes qui écrivent de la poésie, et chaque mois je les illustre." (3’45) Ce sont d’ailleurs trois livres de femmes que Diglee recommande : Inceste d'Anaïs Nin, la correspondance de George Sand et Alfred de Musset et Mon évasion de Benoîte Groult. Des ouvrages à teneur autobiographique qui ont permis à l’autrice de plonger dans la vie intime de ces trois femmes qu’elle admire : "Ce qui m’intéresse, c’est la vraie vie des gens, et ce qu’ils et elles ont à dire sur leur vie." (21’50)Ces trois autrices fascinent Diglee. Elle cherche inlassablement à rassembler des traces de leur passage sur terre, notamment les éditions originales signées. "Ça me bouleverse", explique-t-elle, les larmes aux yeux. (6’30) C’est d’ailleurs en lisant George Sand, qui avait entamé un voyage en Italie avec Musset en 1833, que Diglee a décidé de se rendre elle aussi à Venise. "J’avais besoin d’être dans l’endroit où ça s’est passé." (29’30) Dans cet épisode, Diglee raconte que ces autrices l’ont apaisée, lui ont permis de gagner en confiance, et lui ont donné envie de s’affranchir de certaines normes sociales et sexuelles. Elle souhaite désormais leur faire honneur, afin qu’elles soient reconnues comme aussi talentueuses que leurs homologues masculins. "Aujourd’hui je suis complètement décomplexée de me dire que, pour le moment, j’ai besoin de porter les femmes qui écrivent. Les auteurs hommes n’ont pas besoin de mon soutien." (42’51) Cet épisode du Book Club est sponsorisé par Audible. Cet entretien a été mené par Maud Ventura. Le montage a été réalisé par Maud Ventura et Iris Ouedraogo, qui était également en charge de la coordination. Jean-Baptiste Aubonnet était au mix et Charlotte Pudlowski à la rédaction en chef.Le Book Club est un podcast de Louie Media que vous pouvez retrouver sur notre site Louiemedia.com et sur toutes les plateformes d'écoute : Apple podcast,

46mins

20 Aug 2019

Rank #19

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5. Catel : "Il arrive que la réalité soit plus folle que la fiction"

Dans cet épisode, Catel, autrice de bande dessinée, nous recommande trois récits de vie, trois témoignages de leur époque: Maus de Art Spiegelman, Ainsi-soit-elle de Benoîte Groult et Le bruit des clefs de Anne Goscinny.Au micro de Clémentine Goldszal.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

41mins

3 Sep 2019

Rank #20